Traitement des déchets à Abidjan : Amedé Koffi Kouakou annonce une amélioration du service 

Traitement des déchets à Abidjan : Amedé Koffi Kouakou annonce une amélioration du service 
Le ministre a passé en revue le dispositif de traitement des ordures a Abidjan lors de cette visite 

Le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amedé Koffi Kouakou, a effectué, ce jeudi 12 mars 2026, une visite de terrain sur plusieurs infrastructures dédiées à la gestion des déchets dans le district d’Abidjan. Cette tournée l’a conduit notamment sur les sites des centres de transfert d’Anguédédou, exploités par Eco Eburnie et Ecoti SA, ainsi qu’au Centre de valorisation et d’enfouissement technique (CVET) de Kossihouen. Cette visite, la première depuis sa récente nomination à la tête de ce département ministériel, avait pour objectif de lui permettre d’apprécier le fonctionnement du dispositif de collecte et de traitement des déchets dans la capitale économique.

À l’issue de cette tournée, le ministre a rappelé l’ampleur du défi que représente la gestion des déchets dans la métropole ivoirienne. « Cet après-midi, nous avons visité tout le circuit de traitement des ordures ménagères à Abidjan. Vous savez qu’en moyenne, la ville produit près de 5 000 tonnes de déchets par jour. Ces déchets doivent être ramassés puis traités », a-t-il indiqué.

La collecte des ordures dans la ville, a relevé le ministre, est assurée par deux entreprises spécialisées. « Pour la collecte des ordures, deux structures sont mobilisées : Eco-Eburnie et Ecoti. Abidjan a été découpée en zones et chacune de ces structures intervient dans la zone qui lui est attribuée », a expliqué Amedé Koffi Kouakou.

 « Une fois les déchets collectés, une partie est acheminée vers des centres de transfert, notamment celui d’Anguédédou que nous avons visité, avant d’arriver au centre de valorisation et d’enfouissement », a-t-il précisé. Le ministre a salué les efforts consentis par les structures impliquées dans la gestion des déchets, notamment l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED). « Nous voulons féliciter la directrice générale de l’ANAGED ainsi que les directions du centre de valorisation et celles d’Eco-Eburnie et d’Ecoti pour le travail important qui est fait », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, la gestion des déchets demeure un enjeu majeur de santé publique. « La question du traitement des ordures à Abidjan, comme dans les autres villes de l’intérieur, est une véritable préoccupation parce qu’il s’agit d’un problème de santé publique. Des efforts sont faits. Rien n’est parfait, mais nous travaillons avec l’ANAGED pour améliorer tout le système », a-t-il assuré, se disant satisfait des constats effectués sur le terrain.

Au cours de son intervention, le ministre a également évoqué la perspective d’un nouveau cycle de contrats pour les entreprises chargées de la collecte des déchets. « La plupart des contrats des entreprises chargées de la collecte arrivent à expiration. Ce sont des contrats de sept ans. Nous allons travailler avec nos équipes pour préparer le nouveau cycle afin que les services soient encore meilleurs pour le bonheur des populations d’Abidjan », a-t-il annoncé.

Au-delà de la capitale économique, le gouvernement entend progressivement étendre ce système de gestion des déchets à l’ensemble du territoire national. « L’objectif est également de mettre en place ce système de collecte sur toute l’étendue du territoire », a ajouté le ministre.

La visite a permis d’évoquer les perspectives de valorisation énergétique des déchets. Selon le ministre, le site de Kossihouen produit déjà du biogaz. « Oui, il y a du biogaz. Pour l’instant, il est brûlé. Mais comme il s’agit d’un centre de valorisation, dans le nouveau cycle qui va commencer, ce gaz pourra être utilisé pour produire de l’électricité ou pour d’autres usages », a-t-il fait savoir. Dans cette dynamique, plusieurs projets d’infrastructures similaires sont envisagés avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale. « Un deuxième centre est prévu à Abidjan, un autre à Tiébissou et d’autres centres sont envisagés à l’intérieur du pays », a révélé le ministre.

Enfin, Amedé Koffi Kouakou a tenu à rassurer les populations sur les dispositions prises pour éviter les désagréments observés autrefois avec l’ancienne décharge d’Akouédo. « Ici, il ne s’agit pas simplement de dépôts d’ordures. Chaque fois que les déchets sont déposés, ils sont recouverts de sable. Il existe également un système de récupération du gaz et de traitement des eaux issues des déchets, appelées lixiviats, afin d’éviter toute contamination », a-t-il expliqué.

Le ministre a par ailleurs annoncé des échanges avec les communautés riveraines afin de recueillir leurs préoccupations et améliorer la gestion du site. « Nous avons décidé d’échanger avec les populations des villages environnants pour recueillir leurs appréciations, identifier d’éventuelles nuisances et voir comment ces préoccupations pourront être prises en compte dans les prochains aménagements », a-t-il conclu.

 

Rahoul Sainfort