Cinéma - Sortie en salles du film "Anthôman" de Jacques Tra Bi : La vraie magie du cinéma s'opère à Abidjan !
C'est un film majeur ! "Anthôman" de Jacques Tra Bi sera projeté, en avant-première, ce mercredi 29 juillet 2026 au cinéma Pathé-Cap sud à 18h30, à Marcory. Bien avant cette date, le réalisateur, Jacques Tra Bi, accompagnée de l'actrice Prisca Marceleney, était devant les hommes de médias, vendredi dernier au Plateau, lors d'un "projection privée" exclusivement dédiée à la presse.
En organisant cette projection, Jacques Tra Bi et son équipe de production renouent avec la tradition des projections de presse. À l’heure où les avant-premières se déroulent souvent au rythme des réseaux sociaux, Jacques Tra Bi et Prisca Marceleney réaffirment l’importance de cette pratique, qui tend malheureusement à disparaître. Pourtant, les professionnels des médias sont précisément ceux qui disposent d’une connaissance affinée, habilités à la critique des arts et capables de formuler des observations pertinentes sur toute production artistique.
Et après la projection d'Anthôman", les journalistes ont apporté des critiques constructives à ce film qui est une œuvre cinématographie majeure, de belle facture dans tous les compartiments et qui mérite de tourner dans des festivals de renom.
C'était aussi une démarche qui s’apparente à un véritable exercice de regard critique sur le film avant la rencontre avec le grand public ce 29 juillet.
Les critiques ont salué les performances de Prisca Marceleney, de Mahoula Kane, Sea Jean-Claude et de l'ensemble des acteurs de renom et même des figurants.
« Il n'y a pas d'effets spéciaux, toutes les scènes de guerre, sont des actions réelles que j'ai tournées avec l'armée », explique Jacques Tra Bi.
A la réalité, "Anthoman" (pour l'honneur en langue Gouro, peuple du centre- ouest de la Côte d'Ivoire), c'est le cri d'un homme: Gooré, batteur de tam-tam devant l'Éternel, accusé à tort pour le meurtre de Kalou, talentueux danseur, son ami intime. Pour prouver son innocence, non seulement, il a accepté de se soumettre à l'épreuve du Zri", boire « le poison » dont il n'est pas mort, mais il s'est fait également enrôler pour la guerre mondiale d'où il est revenu vivant. Tout ce qui prouve son innocence...
Et le film se termine sur une note de suspense! Gooré revient de la guerre et arrive au village, le jour même où Komin, personnage campé par Prisca Marceleney ( l'épouse du défunt Kalou) est en pleine cérémonie de son remariage.
L'apparition de Gooré, qu'elle aimait en secret et qu'elle accepterait d'épouser pour la mémoire de Kalou, marquera le clou, non seulement de la cérémonie de mariage, mais, sera également le clap de fin du film.
Tout un film d’amour et de valeurs !
Ce que Jacques Tra Bi met à hauteur de vue des cinéphiles, c'est aussi la contribution significative des bras valides africains arrachés à leurs familles pour les guerres mondiales. Le drame que cela a créé dans les villages, l'anxiété et le manque de considération réservée à ceux-ci par le pouvoir colonial après leur retour dans leurs pays.
Par-dessus tout, le public qui effectuera le déplacement pour l'avant-première du mercredi 29 juillet, au cinéma Pathé, va se délecter de belles scènes à rebondissements, la beauté des images, du décor et le jeu savant des meilleurs acteurs ivoiriens.
Jean Antoine Doudou
