Direction générale de l’AFOR : Bamba Cheick Daniel passe le flambeau

Direction générale de l’AFOR : Bamba Cheick Daniel passe le flambeau
Le ministre Bamba Cheick Daniel, désormais ex-directeur général de l’AFOR, a remis les dossiers à son successeur Marc Koffi Gnalhey (Ph DR)

Une page s'est solennellement tournée ce mercredi dans les locaux de l'Agence foncière rurale (AFOR). Au terme de huit années à la tête de l'institution, le ministre Bamba Cheick Daniel, préfet hors grade, a officiellement transmis les charges de la direction générale à son successeur, Marc Koffi Gnalhey, dans une cérémonie sobre et empreinte d'émotion, le mercredi 4 mars 2026.

Supervisée par le Dr Fry Kouamé André, directeur de cabinet adjoint du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, la passation s'est tenue dans la salle de conférence des directions techniques, devant un personnel attentif et reconnaissant.

Figura majeure de la réforme foncière en Côte d'Ivoire, Bamba Cheick Daniel aura été bien plus qu'un gestionnaire : il a été l'architecte patient et déterminé d'un chantier d'une complexité redoutable. Sous son impulsion, l'AFOR a franchi des jalons décisifs entre autres la délimitation des territoires villageois, délivrance massive de certificats fonciers, développement de la contractualisation entre acteurs ruraux. Autant d'avancées concrètes qui ont posé les fondations d'une sécurisation durable du foncier rural ivoirien.

En faisant valoir ses droits à la retraite, il laisse derrière lui une institution structurée, des équipes aguerries et une dynamique enclenchée qu'il appartiendra à son successeur de prolonger et d'amplifier.

Ancien directeur général adjoint de l'AFOR, Marc Koffi Gnalhey connaît la maison de l'intérieur. Sa nomination incarne une continuité assumée, assortie d'une ambition clairement affichée : massifier les résultats. Dans un pays où des millions de ruraux attendent encore la sécurisation de leurs droits fonciers, l'enjeu est immense et la feuille de route, exigeante.

La signature des procès-verbaux et une poignée de main chaleureuse entre les deux hommes, saluée par les applaudissements du personnel, ont marqué la clôture d'un cycle et l'ouverture d'un autre. L'AFOR aborde cette nouvelle étape avec la maturité de ses acquis et la détermination d'aller plus loin.

OG