Mondial 2026 : Philippe, « sa » vie de volontaire à Lincoln Financial Field de Philadelphie
Rencontré jeudi 25 juin à la Tribune média du Lincoln Financial Field de Philadelphie, lors de la victoire historique des Éléphants face à Curaçao (2-0) – un doublé de Nicolas Pépé qui qualifie la Côte d'Ivoire pour la première fois de son histoire en huitièmes de finale – Philippe incarne le visage humain et bienveillant de cette Coupe du Monde.
Il s'appelle Philippe. Il est Français et travaille dans le domaine du cacao. Depuis huit ans, Philadelphie est sa ville. Et depuis le coup d'envoi de cette Coupe du Monde 2026, c'est dans les travées du Lincoln Financial Field qu'il a trouvé sa vocation : volontaire au cœur de la plus grande fête du football planétaire.
« Pour moi, c'est une occasion exceptionnelle de pouvoir vivre la Coupe du Monde ici, dans ma ville d'adoption, en étant fan de foot », confie-t-il, le badge FIFA bien accroché à la poitrine avec sa tenue estampillée qui permet de l’identifier. « Vivre ça, accueillir des équipes du monde entier, être au contact des gens qui viennent de si loin… C'est unique, inouï. J'ai beaucoup de chance. »
Son rôle est précis consiste recevoir journalistes et supporters, les orienter à travers les différentes avenues du stade, les conduire vers les bons box et les places qui leur sont attribuées. Une mission en apparence logistique, mais qui prend une tout autre dimension dans ce contexte mondial. Et quand la langue de Molière retentit dans ces couloirs américains, Philippe se retrouve dans son élément : « Comme je parle français, je suis bien heureux d'être avec mes amis ivoiriens », sourit-il chaleureusement.
Le soir du 25 juin, alors que les Éléphants venaient d'écrire une page dorée de leur histoire grâce au doublé de Nicolas Pépé face à Curaçao (2-0), l'émotion était palpable jusque dans la Tribune presse. Philippe, lui, observait avec l'œil d'un homme comblé.
« Dans l'ensemble, je trouve les journalistes assez discrets, concentrés sur ce qu'ils ont à faire. Je sais qu'ils agissent en temps réel. C'est très agréable de travailler avec eux. Ils nous permettent de savoir tout ce qui se passe sur le terrain et en dehors du terrain. C'est phénoménal. »
Philippe croise aussi d'autres volontaires, venus d'horizons variés, liés par ce même désir de contribuer à quelque chose de plus grand qu'eux. « C'est une expérience enrichissante. Et pour moi, c'est aussi une découverte », reconnaît-il avec humilité.
Il y a, dans cette Coupe du Monde 2026, des héros en crampons. Et puis il y a des hommes comme Philippe, sans uniforme de joueur, mais avec cette générosité tranquille qui fait que le football, au fond, reste avant tout une affaire humaine.
OUATTARA Gaoussou à Philadelphie (Pennsylvanie)
