Prime spéciale de retraite : Plus de 55 milliards de FCFA versés aux bénéficiaires en 3 ans

Prime spéciale de retraite : Plus de 55 milliards de FCFA versés aux bénéficiaires en 3 ans
La prime spéciale de retraite est une initiative du Président Alassane Ouattara

La prime spéciale de retraite instituée par le Président de la République Alassane Ouattara en 2024 avance dans sa mise en œuvre au grand bonheur des bénéficiaires notamment ceux de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et de la Caisse générale de retraite des agents de l'État (CGRAE). Ainsi, plus de 55 milliards FCFA ont été versés à 220 000 bénéficiaires dans la concrétisation de la volonté du premier citoyen d'améliorer la vie de ceux qui ont servi la nation durant leur vie professionnelle. 

Ce chiffre a été dévoilé par la directrice générale de la protection sociale, Fatou Fofana Soro au cours d'un entretien accordé au Centre d'information et de communication gouvernementale (CICG).  Aussi, la directrice générale a-t-elle expliqué aux citoyens la prime spéciale et les réformes qui l'accompagnent en vue de permettre aux retraités ivoiriens et leurs ayants droit de vivre décemment après tant d'années de sacrifices consentis au service de l'Etat.

“ La prime spéciale de retraite est un complément de revenu versé chaque année au mois de septembre à tous les bénéficiaires des prestations de la CNPS et de la CGRAE. Elle a été annoncée par le Président de la République, le 6 août 2024, et constitue un appui financier supplémentaire pour tous les ménages qui font face à des dépenses à cette période, notamment la rentrée scolaire. Elle représente, en 2024, un tiers de la pension mensuelle, et à partir de 2025, la prime spéciale est passée aux deux tiers de la pension mensuelle. À titre d'exemple, un retraité qui perçoit 300 000 FCFA comme pension de retraite aura pour prime spéciale 200 000 FCFA. Et donc, il se retrouvera avec 500 000 FCFA au mois de septembre. La prime spéciale de retraite n'est pas une aide exceptionnelle accordée une seule fois. Elle est versée chaque année, au mois de septembre, non seulement aux retraités de la CNPS et de la CGRAE, mais également aux veuves et aux orphelins mineurs”, explicite-t-elle. Tout en revenant sur les améliorations apportées aux modalités de calcul des pensions de retraite.

Selon la directrice générale de la protection sociale, la première mesure est le doublement de la pension minimum qui est passée de 30 000 FCFA à 60 000 FCFA. La deuxième mesure concerne le taux d'annuité liquidable qui est un paramètre important dans le calcul de la pension. Ce paramètre, avant la réforme, était de 1,7%. Il est passé, après la réforme, à 2%. La troisième mesure est le taux de remplacement qui était limité à 50%. Et aujourd'hui, grâce au bouquet de réformes, il est déplafonné.

Adoptées en conseil des ministres, la pension d'orphelin a également été évoquée. A en croire la directrice générale, cette pension est une prestation versée à l'enfant de moins de 21 ans, d'un assuré ou d'un retraité décédé. “Avant la réforme, le dispositif concernait la perte des deux parents, c'est-à-dire père et mère. Mais avec la réforme, le décès d'un seul parent, c'est-à-dire le père ou la mère, ouvre le droit à la pension d’orphelin. Les orphelins bénéficient d'une enveloppe de 50% de la pension du parent décédé. À titre d'exemple, avec une pension de 200 000 FCFA, une enveloppe de 100 000 FCFA est octroyée mensuellement aux orphelins de moins de 21 ans”, éclaire-t-elle.

Quels sont les effets des deux ordonnances sur les droits des assurés sociaux et de leurs ayants droit, adoptées en Conseil des ministres le 23 septembre dernier ? A cette interrogation, l'interviewée a indiqué qu'il y a deux éléments à retenir à savoir : ces nouvelles mesures protègent et augmentent les droits des retraités et renforcent la protection des enfants en leur octroyant des droits immuables. Avant de rassurer sur la pérennité du système des retraites.

“Les études disponibles indiquent que ces mesures sont compatibles avec la viabilité financière des régimes. Les projections disponibles font état d'excédent jusqu'en 2040 pour le secteur public. Pour le secteur privé, les projections restent positives au-delà de 2050 avec un solde technique projeté supérieur à 155 milliards de FCFA. La pérennité dépend néanmoins du paiement régulier des cotisations, de la déclaration de tous les travailleurs, de la bonne gestion des réserves et du suivi actuariel régulier”, a-t-elle affirmé.

Lacina Ouattara