Taekwondo : Le collectif des membres statutaire hausse le ton et exige l’application de la décision ministérielle

Taekwondo : Le collectif des membres statutaire hausse le ton et exige l’application de la décision ministérielle
Me Kouadjan Jean Marie Addé, président du collectif des membres statutaires de la Fédération ivoirienne de taekwondo (COMSFIT), lors du point de presse tenu le 23 septembre 2026 à Cocody, met en garde la fédération contre toute action de désobéissance face à la décision du ministère de suspendre l’AGO du 28 septembre 2025 (Ph DR) 

« Tout acte contraire à ce qui a été décidé sera qualifié de désobéissance à l’autorité de l’Etat et les contrevenants devront y répondre au regard des dispositions en vigueur prévues par la législation ivoirienne. » La mise en garde de Me Kouadjan Jean Marie Addé, président du collectif des membres statutaires de la Fédération ivoirienne de taekwondo (COMSFIT), donne le ton du point de presse animé mercredi 23 septembre 2026 à Abidjan. Face à la presse, le collectif a invité le comité directeur de la FITKD à se conformer à la décision du ministère des Sports, contenue dans la note référencée 1007/MS/CAB/DAJCC/kc du 14 septembre 2026.

Le COMSFIT réclame la suspension de toute nouvelle assemblée jusqu’à la reprise de l’AGO de l’exercice 2024, tenue le 28 décembre 2025 et aujourd’hui contestée. Le collectif exige également du comité directeur présidé par Jean-Marc Yacé « le contrôle des comptes de l’exercice 2025 par les commissaires aux comptes révoqués irrégulièrement », considérant cette démarche comme une « exigence statutaire ».

Pour justifier sa position, Me Kouadjan s’appuie sur les mesures arrêtées par le ministère des Sports. Selon son analyse, la tutelle demande de reprendre l’Assemblée générale de l’exercice 2024 tenue le 28 décembre 2025, de modifier les textes fédéraux en adoptant « des textes consensuels et inclusifs » avant la tenue de l’Assemblée générale élective 2026, de prendre en compte les recommandations de World Taekwondo relatives à la question de l’âge et de favoriser « un climat de paix et de cohésion » au sein de la fédération.

Le collectif estime que ces mesures découlent des irrégularités relevées dans la convocation et le déroulement de l’AGO du 28 décembre 2025. Il cite notamment le recours à un canal de communication informel, le non-respect du délai statutaire de convocation, la non-transmission préalable du procès-verbal de la précédente AGO, ainsi que la non-conformité de l’ordre du jour aux textes de la FITKD.

Le COMSFIT relève également que le projet de modification des textes n’aurait été transmis qu’à une partie des membres statutaires. Sur les 341 membres recensés par la FITKD, 173 auraient été concernés par la convocation diffusée via un groupe WhatsApp de 215 membres. Le COMSFIT affirme en outre que certains documents auraient été reçus le jour même de l’assemblée, alors que les statuts prévoient un délai de 21 jours.

Autre grief soulevé, l’introduction, au cours de l’AGO, de nouveaux points relatifs à la révocation des commissaires aux comptes et à l’intervention d’un expert-comptable présenté comme auditeur, alors que ces questions n’auraient pas figuré dans les documents transmis avant l’assemblée.

Le collectif met enfin en cause la présence de cet expert-comptable, affirmant, sur la base d’une vérification auprès de l’Ordre national des experts-comptables de Côte d’Ivoire, que M. Evariste Ahouangansi et son cabinet Mondexpert « ne sont pas reconnus par l’institution nationale de cette corporation ». Il considère dès lors que l’intervention de cet expert en lieu et place des commissaires aux comptes constitue une irrégularité.

Au terme de son point de presse, le collectif soutient que « les irrégularités observées dans la convocation et le déroulement de l’AGO du 28 décembre 2025 violent les textes régissant la FITKD et la loi sur le sport ». Pour le collectif, la reprise de cette assemblée doit donc précéder toute autre étape de la gouvernance fédérale. Sa mise en garde vise désormais à faire respecter la décision ministérielle et à encadrer la suite du processus institutionnel au sein du taekwondo ivoirien.

OG