Alassane Ouattara : L’homme qui a grandi la femme ivoirienne

Alassane Ouattara : L’homme qui a grandi la femme ivoirienne

Dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire, peu de dirigeants auront autant contribué à replacer la femme au cœur du projet national qu’Alassane Ouattara. Là où, pendant des décennies, les discours sur l’égalité restaient souvent des slogans creux, son pouvoir a progressivement transformé les paroles en politiques publiques concrètes.

Car il faut le dire clairement : la femme ivoirienne a longtemps été la grande oubliée de la République. Pilier invisible de l’économie familiale, moteur silencieux de l’agriculture, actrice essentielle du commerce et de la vie sociale, elle restait pourtant marginalisée dans les sphères de décision.

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en 2011, cette réalité a commencé à changer. Le gouvernement ivoirien a multiplié les initiatives pour favoriser l’autonomisation économique des femmes : accès au financement, programmes d’entrepreneuriat, soutien aux coopératives agricoles féminines, et renforcement de leur présence dans les institutions.

La mesure la plus emblématique de cette nouvelle dynamique en faveur de la femme reste sans conteste la création du Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI).

Porté par la Première Dame Dominique Ouattara, ce mécanisme lancé dès les premiers mois de 2012, a permis à des centaines de milliers de femmes d’accéder à des crédits, parfois pour la première fois de leur vie. Par des financements de microprojets féminins, un soutien franc aux activités génératrices de revenus, ce sont plus de 340.000 femmes qui en bénéficient, en moins d’une décennie, à travers le financement de milliers de coopératives féminines, notamment dans le commerce, l’agriculture et l’artisanat. 

Quant aux filets sociaux et transferts monétaires, ils bénéficient à quelque 457 000 ménages bénéficiaires en 2024 contre 35 000 en 2017. Là où l’on voyait autrefois de la débrouille et de la survie, on voit aujourd’hui de l’entrepreneuriat et de l’ambition. L’autonomisation économique des femmes devient ainsi une priorité nationale.

Mais la transformation ne s’arrête pas là. Sous Ouattara, des femmes prennent des responsabilités autrefois réservées aux hommes : ministre de l’Économie, ministre des Affaires étrangères, présidente de hautes juridictions…

Ainsi,  – et c’est historique – Henriette Dagri Diabaté est nommé, en 2011, première femme Grande chancelière de l’Ordre national. Suivront Nialé Kaba, première femme ministre de l’Économie et des Finances (2012). Kandia Camara – première femme ministre des Affaires étrangères (2021) puis présidente du Sénat en octobre 2023. Chantal Camara – présidente de la Cour de cassation en juillet 2011, puis le 9 mai 2023, présidente du Conseil constitutionnel.  La part des femmes au gouvernement est passée ainsi de 7,69 % en 2011 à 18,18 % en 2024-2026.

 

Même les forces armées, bastion masculin par excellence, s’ouvrent progressivement aux femmes. Le gouvernement a œuvré pour cela au renforcement du cadre juridique et institutionnel des organismes de Défense et de Sécurité. Ce qui a permis l’ouverture des concours de gendarmerie aux femmes, leur intégration dans les forces armées, le doublement de leurs effectifs dans les forces de défense, leur accès à certaines écoles militaires et préparatoires, ainsi qu’à certaines écoles militaires et préparatoires.

Résultat de cette option politique : une augmentation significative de l'effectif féminin au sein des armées de 2016 à 2024, passant de 300 à 605 femmes.

Ces nominations qui ont contribué à une présence accrue des femmes dans le fonctionnement de l’État, ont été un véritable détonateur d’une série de réformes majeures au plan juridique. 

Notamment, la réforme du Code du mariage, en 2013 ; la suppression du statut de « chef de famille » réservé à l’homme ; la gestion conjointe du ménage par les deux époux ; la reconnaissance d’une égalité juridique dans le foyer ;  la possibilité pour un enfant de porter le nom du père et celui de la mère ; le renforcement du statut juridique de la mère ; la parité politique ; le quota minimum de 30 % de femmes sur les listes électorales des partis politiques ; la protection des droits des femmes ; l’adoption d’une Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (2014) ; l’Interdiction de licencier une femme parce qu’elle est enceinte, etc.

Cette batterie de mesures s’est étendue au plan culturel. Des habitudes anciennes ont été bousculées, des réflexes patriarcaux profondément enracinés. Et c’est précisément là que réside la portée historique de cette évolution : redonner à la femme ivoirienne ce que la société lui a trop longtemps refusé — reconnaissance, autonomie et respect.

Mais la dignité ne se limite pas à l’argent. Elle se conquiert aussi dans l’espace public. Sous la présidence d’Alassane Ouattara, les femmes ont progressivement cessé d’être des figurantes de la vie politique. Des lois ont été adoptées pour renforcer leur présence dans les institutions, bousculant une tradition politique longtemps verrouillée par les hommes.

Dans une région où les droits des femmes restent souvent fragiles, la Côte d’Ivoire envoie ainsi un signal fort : le développement d’une nation ne peut se faire sans ses femmes.

Et sur ce terrain, le bilan d’Alassane Ouattara est clair : celui d’un président qui aura contribué à rendre à la femme ivoirienne une chose essentielle : sa dignité.

 

KORE EMMANUEL