Café-cacao : Des producteurs se prononcent sur le prix des produits

Café-cacao : Des producteurs se prononcent sur le prix des produits

Bamba Sanouka (Producteur Danané) : « Concernant le café, le prix est satisfaisant » 

« Le nouveau prix n’est pas encourageant. On aurait souhaité qu’il y ait une hausse de 200 voire 300 francs par rapport à l’ancien prix. Cela motiverait les producteurs à travailler davantage. Beaucoup de producteurs sont découragés. Concernant le café, le prix est satisfaisant. »

 

Tigori N’gbesso Stéphane (Producteur à Agboville) : « Notre souhait, c’est que le prix soit respecté »

« Nous avons appris les nouveaux prix. Nous ne sommes pas contents mais notre souhait, c’est que le prix qui a été donné soit respecté. Souvent, on donne les prix mais arriver sur le terrain, ce n’est pas la même chose. Notre souhait, c’est que le prix soit respecté pour que le producteur, même s’il n’est pas trop satisfait, perçoive son argent. On souhaite que, la prochaine fois, l’État revoie les prix à la hausse pour que nous puissions profiter de notre dur labeur. »

 

Koné Namportegué (Producteur) : « Le prix de 1200 francs n’est pas mauvais mais… »

« Le prix de 1200 francs pour le cacao n’est pas mauvais mais si c’était à 1500 francs, cela aurait été bon. Pour le café, le gouvernement pouvait monter à 1400 francs. »

 

Nébié Daouda (Producteur) : « On sait qu'il y a des problèmes »

« Chaque année, on a l'habitude d'avoir une amélioration pendant la grande campagne. On sait qu'il y a des problèmes. L'année passée, il y a eu trop d'anomalies au niveau du cacao. Cela nous a perturbé. Quand tu vas dans le champ et que tu n'es pas bien rémunéré, tu ne peux pas travailler. Tu réfléchis et tu te demandes pourquoi tu travailles. L'État devait penser à augmenter légèrement les prix pour nous encourager. C’est vrai que ce n'est pas l'État qui fixe les prix sur le marché mondial mais s’il mettait ne serait-ce que 100 francs sur le prix du cacao, cela nous arrangerait. »

 

Anouba Koncobo Daouda (Producteur Aboisso) : « On aurait souhaité une petite amélioration »

« On aurait souhaité une petite amélioration par rapport à la campagne intermédiaire. Ce prix n'est pas bon pour nous. Peut-être qu'ils savent ce qui va se passer, les coûts ne seront pas bons. Pour éviter les effets de l'année dernière, ils ont fixé un tel prix. Mais de 2800 à 1200, l’écart est grand. Donc, ce n'est pas bon. »