CNO-CIV : L’AG élective du 2 mai suspendue par la justice
Coup de théâtre au sein de l'olympisme ivoirien. Initialement prévue pour le samedi 2 mai 2026, l’Assemblée générale élective du Comité national olympique de Côte d’Ivoire n'aura pas lieu à la date annoncée. La justice ivoirienne a ordonné la suspension du scrutin, plongeant l'institution dans l'incertitude.
« Le Comité Exécutif informe les fédérations olympiques membres que l'Assemblée Générale Élective est suspendue suite à une décision de justice », a écrit le président Me Georges Joseph N'Goan dans un communiqué officiel, le 30 avril 2026, le président sortant du CNO-CIV, à quelques heures de du scrutin. Cette décision fait suite à une ordonnance judiciaire obtenue par plusieurs dirigeants fédéraux. Les présidents des fédérations ivoiriennes de judo et de natation avaient en effet saisi la justice pour contester la régularité du processus électoral en cours.
Ce report ordonné par les tribunaux constitue un sérieux revers pour le CNO-CIV et sa commission électorale. Le scrutin devait initialement se tenir avec un seul candidat en lice pour la présidence de l'institution, Me Georges N’Goan. Le 23 avril 2026, la Commission électorale indépendante du CNO-CIV avait validé la candidature du président sortant, tout en rejetant officiellement celle de son concurrent, François Xavier Akondé.
Pour justifier l’irrecevabilité de la liste portée par Akondé, la commission électorale avait souligné la présence de représentants issus de fédérations sportives non reconnues comme membres actifs du CNO-CIV. Ce constat juridique rendait sa liste incomplète au regard des statuts en vigueur. En réponse à cette invalidation, François Xavier Akondé a introduit un recours en dénonçant diverses irrégularités et manœuvres, ce qui a largement contribué à accentuer la contestation autour de l'élection.
Le climat préélectoral s'est d'autant plus détérioré que, le 29 avril 2026, le ministère des Sports est directement intervenu pour réintégrer certaines fédérations qui avaient été préalablement écartées du processus électoral. Ce contexte d'interventions croisées a achevé de fragiliser l’organisation de l'Assemblée générale.
Désormais, le report de cette élection ouvre une période délicate pour le mouvement olympique ivoirien. Avec l'arrivée à son terme du mandat de l’équipe dirigeante sortante, le CNO-CIV s'expose au risque d'un vide juridique, dans l'attente d'une résolution du contentieux devant les instances compétentes.
OG
