Cybersécurité : L’ANSSI forme 88 experts auditeurs en sécurité des systèmes d’information
Ils sont désormais des experts auditeurs certifiés. Au nombre de 88, ils ont reçu, le mercredi 29 juillet 2026 au Plateau, leurs certificats de fin de formation initiée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Ce certificat fait d’eux des experts auditeurs du référentiel général de sécurité des systèmes d’information (RGSSI).
Le directeur général de l’ANSSI, le général Guelpechin Moussa Ouattara, a expliqué l’importance de cette formation. Il a indiqué qu’il s’agit de doter la Côte d’Ivoire d’experts hautement qualifiés et certifiés dans le domaine de la cybersécurité, notamment des analystes SOC, des auditeurs de sécurité, spécialistes PKI et cryptographie et des ingénieurs de réponse aux incidents.
Selon l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), l’Afrique a-t-il révélé, a un déficit de cent mille professionnels qui savent regarder un système et dire ce qui ne va pas. Et cela, « précisément au moment où notre surface d’attaque croît, du fait de la numérisation la plus rapide de l’histoire de l’Afrique : la fintech, le mobile money, l’e-Gouvernement, la dématérialisation de nos services publics », a-t-il ajouté. Ce défi, a-t-il poursuivi, est appréhendé sous forme de chantier par la Côte d’Ivoire. La feuille de route du ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique consacre ainsi son pilier 6 aux compétences numériques, et inscrit le renforcement du capital humain en cybersécurité comme projet structurant du pilier 5 dédié à la cybersécurité et à la confiance numérique.
Dans cette perspective, En six mois, plus de 250 personnels hautement spécialisés ont été formés. « Notre objectif pour la seule année 2026 est de former plus de 500 experts hautement qualifiés », a-t-il déclaré. Ey de souligner : « La menace cyber ne connaît ni frontière, ni jour férié. Elle progresse à la vitesse de notre propre numérisation, mais également à la vitesse de l’innovation au niveau mondial. Chaque service que nous dématérialisons est un service qu’il faut protéger. Chaque innovation à l’autre bout du monde est un nouveau risque pour nous. Nous ne gagnerons pas cette bataille avec des textes seuls : nous la gagnerons avec des femmes et des hommes formés, certifiés, à jour et engagés ».
Les experts formés, par la voix de leur porte-parole, Dr Bekrou Célestin, ont pris l’engagement de mériter la confiance placée en eux par leur pays.
DM


