Hausse du prix du carburant : Le RHDP met à nue les incohérences du PPA-CI

Hausse du prix du carburant : Le RHDP met à nue les incohérences du PPA-CI
Le porte-parole met fin aux amalgames du PPA-CI

Les différents produits pétroliers (super et gasoil) ont connu une hausse depuis le 1er août dernier. Le litre du super sans plomb est passé de 875 FCFA à 905 FCFA et celui du gasoil de 700 FCFA à 725 FCFA. 

Face à cette situation, le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) a pondu une déclaration signée de Tchéidé Jean Gervais, commissaire général du Pacte social. Pour lui, cette décision constitue une pression sur le pouvoir d’achat des populations.  Il demande la suspension de cette hausse, indiquant que le pouvoir d’achat n’est pas un privilège, mais plutôt un droit fondamental que l’Etat a le devoir de protéger.

La réaction du RHDP face à cette déclaration qui pue la manipulation, ne s’est pas fait attendre. A travers Kobenan Kouassi Adjoumani, le parti au pouvoir  a rectifié le tir et dénoncé l’incohérence du parti de Laurent Gbagbo.

« Le RHDP rappelle que notre pays subit, à l’instar des autres nations, les fluctuations des cours mondiaux du pétrole. Depuis le 28 février 2026, le conflit armé au Moyen-Orient a entraîné la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz : le baril, à 71 dollars en février, a culminé à 144 dollars en avril », rappelle le porte-parole principal du RHDP. Selon lui, aucun pays, face à cette situation n’a pu échapper à cette hausse.  Avant de rappeler qu’en ce qui concerne la Côte d’Ivoire, le gouvernement a néanmoins maintenu les prix inchangés jusqu’à la fin du mois d’avril. Au surplus, ajoute le porte-parole principal du RHDP, sans l’intervention de l’État, le litre de super serait aujourd’hui à 1 120 FCFA et celui de gasoil à 894 FCFA.

« Sur chaque litre de super, l’automobiliste supporte 30 francs quand l’État en supporte 215. Cet effort représente près de 350 milliards de francs CFA pour la seule année 2026, et plus de 1 600 milliards depuis 2022 », précise Kobenan Kouassi Adjoumani. Qui n’oublie pas de mentionner que le gaz butane, combustible des ménages les plus modestes, n’a connu aucune augmentation. Par ailleurs, il rappelle que dans la sous-région ouest-africaine là où la subvention a été supprimée brutalement, le litre a triplé et l’inflation a dépassé 30 %.

 

Thiery Latt