Écoles, maternités, eau potable : Le COSO change la vie dans le Nord

Écoles, maternités, eau potable : Le COSO change la vie dans le Nord
Grâce au Projet Coso, plusieurs infrastructures de base sont bâties au Nord du pays pour le bien-être des populations locales (Ph Dr)

Il suffit parfois d’une école, d’une maternité ou d’un point d’eau pour changer une vie. Dans les zones rurales du nord de la Côte d’Ivoire, ces infrastructures de proximité commencent à transformer concrètement le quotidien des populations. Portées par le Projet de cohésion sociale des régions du nord du golfe de Guinée (COSO), elles répondent à des besoins longtemps exprimés et contribuent à réduire les inégalités dans les localités frontalières.

Dispensaires, maternités, écoles primaires, châteaux d’eau, pompes hydrauliques à énergie solaire ou manuelles et marchés ruraux figurent parmi les ouvrages réalisés. Au-delà des infrastructures, l’objectif est de renforcer la résilience des communautés et de consolider la cohésion sociale dans des zones confrontées à la précarité.

À Talo, dans le nord-est du pays, une nouvelle maternité permet désormais aux femmes enceintes d’accoucher dans de meilleures conditions. Dans la sous-préfecture de Nassian, les habitants de Yallo ont, eux, accueilli une école primaire moderne en remplacement des abris précaires qui servaient jusque-là de salles de classe.

« Avant, nos enfants fréquentaient sous des appâtâmes. Aujourd’hui, c’est un nouveau jour parce que le COSO est venu nous remettre les clés d’une nouvelle école à Yallo », témoigne Ouattara Amadou, parent d’élève.

Cette dynamique s’inscrit dans un programme de grande ampleur. Une mission de réception des ouvrages, organisée du 28 juillet au 1er août 2026, a permis de mesurer l’avancement des réalisations dans plusieurs régions. Dans le district du Zanzan, treize infrastructures sont concernées. Les Savanes en enregistrent au moins 35, le Denguélé 13 et le Woroba une dizaine.

« D’ici la fin du mois d’août 2026, une vingtaine d’infrastructures seront réceptionnées. Globalement, nous sommes satisfaits du rythme auquel les travaux sont réalisés », souligne Jean-Jacques Kipré, chef d’antenne du projet COSO dans le district du Zanzan.

Les chiffres traduisent l’ampleur de l’intervention. Sur 1 756 infrastructures initiées, 1 038 sont achevées et 718 en cours de réalisation. Au total, 990 villages ont déjà bénéficié des interventions du projet. Le COSO a également permis la mise en œuvre de 153 projets générateurs de revenus au profit de groupements de femmes et de jeunes, ainsi que la création de 44 978 emplois. Quelque 1 181 000 personnes, dont 59 % de femmes, ont déjà bénéficié de ces actions.

Coordonné par le Dr Gniré Mariam Ouattara, le projet est financé par l’État de Côte d’Ivoire avec l’appui de la Banque mondiale. Son exécution est assurée par le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, sous la maîtrise d’ouvrage du Cabinet du Premier ministre, avec une attention particulière accordée à l’intégration du genre.

Dans ces régions frontalières, chaque école, chaque maternité et chaque point d’eau apporte ainsi une réponse concrète aux besoins essentiels. Le COSO entend faire de ces investissements un levier de développement local, mais aussi un instrument de cohésion et de stabilité. Car, ici, le progrès se mesure aussi à la distance parcourue en moins pour aller à l’école, se soigner ou simplement accéder à l’eau potable.

YS (avec sercom)