CAN 2025 : Côte d’Ivoire, un succès face aux Etalons pour l’honneur du pays 

CAN 2025 : Côte d’Ivoire, un succès face aux Etalons pour l’honneur du pays 
Les Eléphants portés par un collectif soudé et des individualités étincelantes ont étalé les Etalons (3-0) en huitièmes de finale de la CAN 2025 (Ph DR)

La Côte d’Ivoire a confirmé sa suprématie régionale en dominant le Burkina Faso (3-0) en huitièmes de finale de la CAN 2025 au Grand Stade de Marrakech. Portés par un collectif soudé et des individualités étincelantes, les Éléphants ont rappelé qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie que leurs voisins, réaffirmant leur statut de locomotive sportive et institutionnelle en Afrique de l’Ouest.

La CAN 2025 avait commencé sous le signe de la confiance retrouvée. Les Éléphants ont lancé leur campagne par une victoire maîtrisée face au Mozambique (1-0), avant de tenir tête aux Lions Indomptables du Cameroun (1-1). Le troisième match de poule, contre le Gabon, a été un tournant : une victoire spectaculaire (3-2) qui a galvanisé tout un groupe. Avec sept points au compteur, la Côte d’Ivoire s’est hissée en tête de son groupe, affichant une solidité et une ambition intactes.

C’est donc avec assurance que les hommes d’Emerse Faé ont abordé le huitième de finale contre le Burkina Faso. Et le mardi 6 janvier 2026, la logique a été respectée : la Côte d’Ivoire s’est imposée 3-0, grâce à des réalisations signées Amad Diallo, Yann Diomandé et Bazoumana Touré. Une démonstration de force dans un derby sous-régional où les Éléphants ont rappelé qu’ils ne sont pas l’égal des Étalons.

Au-delà du score, c’est la manière qui impressionne. Les individualités ivoiriennes – Odilon Kossounou, Ghislain Konan, Ibrahim Sangaré, Franck Kessié, Guéla Doué ou encore Evann Ndicak – ont dominé leurs homologues burkinabè dans tous les compartiments du jeu. Leur talent, leur discipline et leur engagement ont fait la différence. Tactiquement, Emerse Faé a surclassé Brama Traoré, imposant une lecture parfaite de la rencontre et une gestion stratégique qui a étouffé toute velléité adverse.

Cette victoire illustre la différence de stature entre les deux nations. Avec dix victoires et neuf nuls en vingt et une confrontations, la Côte d’Ivoire confirme qu’elle n’est pas l’égale du Burkina Faso. Sur le terrain comme dans l’organisation, le pays des Éléphants s’impose comme une référence. Le derby, présenté comme une bataille pour l’honneur, s’est transformé en démonstration de force.

Mais cette victoire dépasse le cadre sportif. Elle illustre la stature d’un pays qui, sous le leadership du président Alassane Ouattara, s’est affirmé comme locomotive de l’UEMOA et puissance économique de la CEDEAO. La Côte d’Ivoire est respectée en Afrique et au-delà, reconnue pour sa stabilité, son hospitalité et son savoir-faire. La CAN 2023 organisée sur son sol a déjà prouvé la capacité du pays à accueillir et à briller. Trois fois championne d’Afrique, elle est arrivée au Maroc avec la conviction de repartir avec le trophée le 18 janvier prochain.

En franchissant le cap des huitièmes, les Éléphants ont brisé une malédiction qui perdurait depuis 2010 : aucun tenant du titre ne franchissait ce stade de la compétition. Cette fois, l’histoire s’écrit autrement. Le groupe, soudé et confiant, court vers son rêve : décrocher un second sacre consécutif après celui de février 2024 à Abidjan.

Le moteur diesel ivoirien a retrouvé son régime de croisière. Les réalisations de grande classe d’Amad Diallo, Yann Diomandé et Bazoumana Touré ont laissé les Étalons pantois, ramenés à leurs leçons et invités à chercher des adversaires à leur taille. La Côte d’Ivoire, elle, poursuit sa route vers les sommets de l’Atlas, portée par une ambition légitime et une confiance inébranlable.

OUATTARA Gaoussou