Bonne gouvernance : La HABG salue les performances du dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées  

Bonne gouvernance : La HABG salue les performances du dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées   
La HABG adresse chaque année au Président de la République un rapport d’évaluation des activités liées à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées.

Les réformes engagées par le gouvernement pour le renforcement de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire portent leurs fruits, en dépit de quelques insuffisances signalées. Le rapport d’évaluation 2024 des activités liées à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilés note, dans l’ensemble, une performance satisfaisante et en progression du dispositif national mis en place à cet effet. Ce lundi 31 août, lors de l’ouverture de l’atelier de validation de l’avant-projet de rapport d’évaluation 2024 de ces activités, le représentant du président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Yao Kouakou Daniel, a indiqué que cette évolution favorable se traduit par des progrès aussi bien au niveau des indicateurs internationaux de gouvernance que dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles, des activités de prévention et des actions de répression initiées par le gouvernement.

Il a fait savoir qu’au plan international, la Côte d’ivoire a renforcé sa crédibilité en améliorant son score de l’Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International. Ce score est passé de 46 en 2023 à 45 en 2024. Des améliorations ont également été observées au niveau des évaluations du Millennium Challenge Corporation (MCC) et des indicateurs mondiaux de la gouvernance de la Banque mondiale, confirmant ainsi les évolutions positives du cadre de gouvernance publique.

Au niveau institutionnel, le pays a mis en œuvre plusieurs réformes structurelles et structurantes. Notamment, l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2024-2028 qui constitue une avancée majeure en matière de coordination et de planification des interventions. Ainsi que le renforcement des dispositifs juridiques, à travers les textes relatifs aux bénéficiaires effectifs, à l’entraide judiciaire et aux sanctions en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux.

Des performances ont également été enregistrées en matière de prévention. En effet, le taux de déclaration de patrimoine a atteint 99,9 % en 2024, contre 83,03 % en 2023 ; la digitalisation de 256 services publics et le déploiement de la signature électronique dans plusieurs administrations témoignent des efforts de modernisation de l’administration.

Selon Yao Kouakou Daniel, les activités de sensibilisation, de formation et de promotion de l’éthique ont contribué à diffuser les valeurs d’intégrité auprès des agents publics, des jeunes, des médias et des organisations de la société civile. Dans le domaine de la gouvernance financière et de la commande publique, 5 510 marchés publics, passés pour un montant de 403 milliards de francs CFA, ont été contrôlés en 2024. Par ailleurs, les actions de contrôle administratif et financier ont permis de détecter plusieurs irrégularités et de procéder à des mesures correctives. Tout ce qui concourt à une amélioration des mécanismes de transparence et de contrôle.

En matière de répression, les mécanismes de dénonciation ont enregistré une forte sollicitation. La HABG a traité 92 plaintes et dénonciations ainsi que plusieurs milliers de signalements reçus par les institutions spécialisées. « Les investigations, poursuites disciplinaires et judiciaires engagées ont conduit à des sanctions administratives, financières et pénales, traduisant une amélioration progressive de la capacité du dispositif à détecter et sanctionner les actes de corruption », a précisé le représentant du président de la HABG.

 Yao Kouakou Daniel n’a pas manqué de préciser que quelques défis importants restent à relever. Notamment, les insuffisances liées à la coordination intersectorielle, la protection des lanceurs d’alerte, la digitalisation des processus, la disponibilité des ressources humaines spécialisées, ainsi qu’au financement pérenne de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Revenant sur l’atelier du jour, Yao Kouakou Daniel a indiqué qu’il consiste, dans un premier temps, à examiner l’avant-projet de rapport et le soumettre au Conseil de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance. En second lieu, il sera procédé au lancement du processus d’élaboration du rapport d’évaluation 2025.

 

Sogona Sidibé