Festival « Tonkpi Nihidaley » : Man s’apprête à vibrer au rythme de la culture

Festival « Tonkpi Nihidaley » : Man s’apprête à vibrer au rythme de la culture
D'éminentes personnalités ont rehaussé la cérémonie de leur présence distinguée. (Ph Dr)

Dans un environnement à la fois glamour, empreint de modernité et enraciné dans la tradition, la 9ᵉ édition du Festival Tonkpi Nihidaley a été officiellement lancée, samedi 25 juillet, à Event Latrille. La cérémonie a réuni la ministre d’État Kaba Nialé, des représentants de ministères techniques, des institutions de la République, des diplomates, ainsi que de nombreux cadres et fils et filles de la région du Tonkpi.

Entre prestations artistiques, ambiance festive et présentation des grandes articulations de l’événement, ce lancement a donné un avant-goût de ce qui attend les festivaliers du 9 au 12 décembre 2026 à Man, chef-lieu de la région du Tonkpi. Une édition qui s’annonce riche en couleurs, avec une programmation destinée à célébrer la diversité culturelle, à renforcer les liens entre les peuples et à promouvoir le développement à travers la culture.

Pour le commissaire général du festival, Pr Lou Mathieu Bamba, Tonkpi Nihidaley se veut bien plus qu’un simple rendez-vous culturel. Il constitue un espace de valorisation des identités, de partage et d’ouverture. « Les festivaliers, pendant ces quatre jours, auront une panoplie de richesses culturelles à découvrir, ainsi que celles d’autres peuples de notre pays et même d’ailleurs », a-t-il indiqué.

Au menu de cette 9ᵉ édition figurent notamment un colloque, un forum économique, des arts vivants, des jeux patrimoniaux, des activités dédiées aux enfants, aux jeunes et aux femmes, l’art culinaire ainsi qu’un concours de beauté traditionnel.

 

Le Bounkani et le Québec à l’honneur

Fidèle à sa vocation d’ouverture, le festival accueillera cette année des invités nationaux et internationaux. Le Bounkani a été choisi comme peuple invité spécial national, tandis que le Québec représentera l’invité spécial international.

« L’une des particularités de notre festival est d’associer chaque année des peuples de Côte d’Ivoire en qualité d’invités nationaux spéciaux, appelés à faire découvrir aux festivaliers la quintessence de leur culture », a expliqué le commissaire général.

Du côté du Bounkani, Michel Noufé, porte-parole de la ministre d’État Kaba Nialé, a salué une initiative qui contribue au rapprochement des peuples.

« À une époque où les sociétés sont confrontées à de nombreux défis, la culture fait office de vecteur de rapprochement entre les peuples. Elle nourrit la tolérance et le respect des différences », a-t-il déclaré.

Pour lui, la participation du Bounkani traduit une volonté de consolider les liens entre « le pays des savanes et le pays des montagnes ».

« Le Bounkani s’engage, durant toute la tenue de ce festival et bien au-delà, à porter haut les couleurs de cette fraternité qui unit le Nord-Est et l’Ouest de notre pays », a-t-il assuré.

Président du Conseil régional du Tonkpi et président du conseil d’administration du Festival Tonkpi Nihidaley, Albert Mabri Toikeusse a placé cette édition sous le signe de la rencontre et du dialogue.

« Nous sommes à un carrefour d’échanges entre les peuples. Nous sommes à la rencontre des cultures. Nous sommes dans le dialogue qui consolide la cohésion », a-t-il souligné.

Selon lui, les échanges culturels entre les régions ivoiriennes constituent « des ressorts solides pour notre vivre-ensemble et pour tout ce que nous pouvons construire ensemble ».

Une dynamique que le Tonkpi entend poursuivre avec le Bounkani, mais également avec le Québec, à travers des partenariats dans les domaines du tourisme et de l’économie créative.

« Nous devons faire en sorte que les annonces deviennent des actions visibles et profitables pour nos populations », a insisté l’ancien ministre.

À quelques mois de l’ouverture officielle du festival, Albert Mabri Toikeusse a lancé un appel à la mobilisation des acteurs culturels, des médias, de la diaspora et de tous les amoureux du patrimoine.

« La contribution de tous les fils et de toutes les filles du Tonkpi est sollicitée, en particulier celle des hommes et des femmes des arts, de la culture et de la communication », a-t-il conclu.

Rahoul Sainfort