Karité : Le CCAK prépare l’extension de son dispositif de régulation à la filière
La filière karité ivoirienne s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de structuration. Mardi dernier, à l’ouverture de la première édition du Salon national du karité (SNKA), au Sofitel Hôtel Ivoire de Cocody, le directeur général du Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK), Mamadou Berté, a annoncé l’extension au karité du dispositif de régulation déjà appliqué au coton et à l’anacarde.
Ce dispositif reposera notamment sur l’identification et la caractérisation des acteurs de la commercialisation, la mise en place d’outils de traçabilité des opérations, ainsi que sur des travaux diagnostiques destinés à préparer une réforme globale. L’objectif, selon le DG du CCAK, est de renforcer la gouvernance et la transparence de la filière.
« Notre responsabilité collective est de bâtir une filière mieux organisée, plus professionnelle, plus compétitive et davantage créatrice de valeur en Côte d’Ivoire », a déclaré Mamadou Berté. Le karité est placé sous la régulation du CCAK depuis avril 2025, aux côtés du coton et de l’anacarde.
Le directeur général a également souligné le rôle central des femmes dans la chaîne de valeur, de la collecte à la transformation et à la valorisation du produit. Cette dimension est au cœur de la première édition du SNKA, organisée autour du thème : « Quel écosystème pour le développement durable de la filière karité en Côte d’Ivoire ? ».
Pour Mamadou Berté, ce rendez-vous doit permettre de construire collectivement l’avenir de la filière. Il a exprimé sa gratitude à la Première Dame, Dominique Ouattara, haut patron du salon, au vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara, au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Koné, ainsi qu’à la Fédération nationale du karité de Côte d’Ivoire (FENKACI) dont la présidente, Mme Minafoun Pinguey, est la commissaire générale du SNKA.
Elle a présenté cette première édition comme une étape importante pour la reconnaissance du travail des femmes. « Derrière le karité, il y a plus qu’une filière agricole : il y a des femmes, des familles, des communautés, une économie et un formidable potentiel de développement pour notre pays », a-t-elle souligné. Son ambition est de faire du karité un levier de création de richesses, de transformation locale, d’innovation et d’autonomisation économique des femmes.
Le salon s’est achevé hier mercredi 14 octobre 2026 sur de belles notes.
Yves Kalou


