Dédicace de "Qu'avez-vous à déclarer ? Juste un chemin de vie" : Le Général Issa Coulibaly à cœur ouvert !

Dédicace de "Qu'avez-vous à déclarer ? Juste un chemin de vie" : Le Général Issa Coulibaly à cœur ouvert !
Le parrain, Fidèle Sarassoro, ministre directeur de cabinet du Président de la République, le ministre des Transports, Amadou Koné, et un parterre de personnalités …

L’auditorium de la Caistab, à Abidjan-Plateau, a affiché complet ! C’était, le jeudi 23 juillet 2026, lors de la cérémonie de présentation et de dédicace de son livre autobiographique, "Qu’avez-vous à déclarer ? Juste un chemin de vie", paru chez les Editions Massaya.

Sous le parrainage de Fidèle Sarassoro, ministre, directeur de cabinet du Président de la République, et en présence  du ministre des Transports Amadou Koné  ainsi que d’un parterre de personnalités, le Général Issa Coulibaly a procédé à la dédicace de cet ouvrage qui transpire d’une importante partie de sa vie socio-professionnelle.

Dans son adresse, Fidèle Sarassoro a relevé les qualités de « grand serviteur de l'Etat, digne fils du pays Sénoufo » . « A parcourir votre œuvre, on découvre des valeurs de la foi en Dieu, le travail bien fait… », a-t-il introduit.

Relevant l’une des valeurs humaines de l’auteur, le parrain s’est référé à la page 45 du livre où le Général a  « donné à vos filles, le choix de leur religion ». « Quelle ouverture d'esprit », s’est-il exclamé. Cet ouvrage, a-t-il relevé, rapporte aussi qu'un grand serviteur de l'Etat ne s'appartient pas à lui-même et à son seul entourage...

Le ministre conseiller du chef de l’Etat a également noté « la sensibilité et l'élégance, la beauté et la bonté de cœur qui sont la marque des hommes loyaux et fidèles... »

Au fil des lignes, l’ancien directeur général des Douanes retrace son parcours ; de son enfance modeste dans la région de Korhogo au septentrion de la Côte d’Ivoire, jusqu’aux plus hautes fonctions de l’État. Plus qu’un récit de vie, le livre, selon l’auteur, est un bréviaire par le truchement duquel il souhaite transmettre, aux jeunes générations, « les valeurs de travail, de persévérance, de résilience et de foi » qui ont guidé son itinéraire.

« J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce livre. Ce sont des amis qui m’ont convaincu en me disant que mon parcours méritait d’être transmis à la postérité », a confié l’auteur. Cette autobiographie, selon ses dires,  est née de la volonté de rappeler aux jeunes que la réussite est le fruit d’un long cheminement.

« Nos enfants voient souvent le résultat, mais ignorent les sacrifices, les difficultés et les années de travail qui l’ont rendu possible. Rien ne s’obtient sans effort. J’espère que ce témoignage inspirera les jeunes et encouragera d’autres personnes à partager leur propre parcours », a-t-il témoigné.

 

La symbolique du titre

" Qu’avez-vous à déclarer ?  Juste un chemin de vie" est une ritournelle adressée aux voyageurs par les agents des Douanes. « J’ai voulu me poser cette question, à moi-même. Si je devais déclarer quelque chose avant de partir, que laisserais-je à la postérité ? Ce livre constitue ma réponse à cette question que nous posons aux voyageurs dans le cadre de notre travail », a indiqué Issa Coulibaly.

Dans son ouvrage, l’auteur évoque plusieurs épisodes marquants de sa carrière, notamment la prédiction d’un ancien camarade de promotion qui lui avait annoncé qu’il deviendrait, un jour, directeur général des Douanes.

« Il m’avait demandé de ne pas l’oublier lorsque cela arriverait. Malheureusement, il s’est donné la mort avant que cette prédiction ne se réalise », témoigne-t-il avec un brin d’émotion.

L’auteur, dans une rétrospective,  ouvre une lucarne  sur sa nomination, en décembre 2010, au plus fort de la crise postélectorale.

… ont rehaussé la dédicace du livre de leur présence (Ph DR)

« La veille de ma nomination, le ministre Gnamien Konan m’a appelé pour m’annoncer que le Président de la République l’avait chargé de proposer un nom et qu’il m’avait choisi. »

Cette promotion, pour Issa Coulibaly, récompense avant tout, un travail accompli avec sérieux, engagement et abnégation.

« Je reste convaincu que la valeur ne se perd jamais. Le travail bien fait finit toujours par être reconnu. Je crois également au destin : ce que Dieu a prévu pour chacun de nous finit toujours par s’accomplir. »

En véritable de commis de l’Etat, son diagnostic, à son arrivée à la tête des Douanes, montre une administration douanière cruellement éprouvée par la crise postélectorale. « Les bureaux avaient été pillés, les archives détruites et une grande partie des équipements avait disparu. Il fallait tout reconstruire », se souvient-il.

 

Un brin d’hommage !

Pour avoir engagé l’informatisation des services douaniers, l’auteur rend hommage à son prédécesseur Gnamien Konan. Il souligne que les réformes conduites entre 2010 et 2016 ont permis d’accélérer la modernisation de l’administration douanière, grâce à l’automatisation des procédures et à la mise en œuvre de nombreux chantiers, poursuivis également par son successeur.

Bien avant l’auteur, la directrice de "Massaya Éditions", Isabelle Kassi Fofana, s’est félicitée du témoignage qui dépasse le simple récit autobiographique. « Ce livre raconte le parcours d’un homme, mais surtout les valeurs qui ont guidé toute une vie. Il ne s’agit pas seulement d’une succession de fonctions, mais d’une expérience de vie à transmettre ». Pour elle, l’ouvrage met en lumière « un itinéraire bâti sur le travail, la persévérance, la foi et des rencontres déterminantes avec des hommage à plusieurs personnalités qui ont marqué son parcours, notamment feu le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly ».

"Qu’avez-vous à déclarer ? Juste un chemin de vie", à entendre Isabelle Kassi Fofana, est un livre d’inspiration qui rappelle que « les responsabilités sont passagères, tandis que les valeurs, les actes et l’héritage laissé aux autres demeurent ».

Elle n’a pas manqué de décliner toute la campagne de promotion et de communication autour du livre par  Massaya Éditions, afin de permettre au plus grand nombre de lecteurs de découvrir ce témoignage.

Jean Antoine Doudou