Fédération ivoirienne de taekwondo : Le COMSFIT acte la fin du mandat de Jean-Marc Yacé
Le mandat de Jean-Marc Yacé à la tête de la Fédération ivoirienne de taekwondo (FITKD) est arrivé à son terme le 14 octobre 2026. C’est la position défendue par le Collectif des membres statutaires de la FITKD (COMSFIT), dans un communiqué publié jeudi 15 octobre à Abidjan, dans lequel il invite également les anciens membres du comité directeur et du commissariat aux comptes à s’abstenir de tout acte de gestion ou de représentation de la fédération, dans l’attente de nouvelles dispositions des autorités compétentes.
Signé par le président du bureau exécutif du COMSFIT, Jean-Marie Addé Kouadjan, le document rappelle que Jean-Marc Yacé a été élu pour un mandat couvrant la période du 15 octobre 2022 au 14 octobre 2026. Le collectif considère, en conséquence, que cette échéance met également fin au mandat des commissaires aux comptes, conformément à l’alinéa 2 de l’article 25 du règlement intérieur de la FITKD, qui prévoit une durée identique pour les deux fonctions.
Sur cette base, le COMSFIT estime qu’à compter du 15 octobre, l’ancien président ne peut plus se prévaloir de son mandat expiré pour engager la fédération, la représenter ou prendre des décisions en son nom. La même réserve concerne les personnes ayant précédemment exercé des fonctions statutaires au sein du comité directeur et du commissariat aux comptes.
Le collectif précise toutefois que cette position s’inscrit dans l’attente d’une éventuelle décision du ministre des Sports ou des instances dirigeantes mondiales du taekwondo, notamment World Taekwondo (WT). Il appelle les membres statutaires à la vigilance, à la responsabilité et à la retenue, afin d’éviter toute confusion sur la représentation de la fédération.
Le communiqué indique par ailleurs que les actes qui seraient accomplis en violation des règles de représentation pourront faire l’objet de contestations et de démarches auprès des autorités compétentes. Le COMSFIT présente cette démarche comme une mesure visant à préserver les intérêts matériels, financiers, administratifs et moraux de la FITKD, ainsi qu’à garantir le respect de ses textes.
Cette prise de position intervient dans un contexte de crise institutionnelle qui secoue le taekwondo ivoirien depuis plusieurs mois. Le différend porte notamment sur la gouvernance de la fédération et la contestation de l’assemblée générale élective du 28 décembre 2025 par le COMSFIT. Une réunion tripartite organisée le 7 octobre au cabinet du ministre des Sports a réuni les représentants du ministère, ceux du comité dirigé par Jean-Marc Yacé et le collectif conduit par Jean-Marie Addé Kouadjan. À l’issue des échanges, le ministère a notamment demandé l’annulation des résolutions contestées, la reprise de l’assemblée générale relative à l’exercice 2024 et la tenue d’une assemblée générale élective inclusive en 2026. Dans l’attente d’une décision officielle clarifiant la situation institutionnelle, la question de la représentation légitime de la FITKD demeure au cœur des enjeux.
OUATTARA Gaoussou


