Mise en œuvre du FAOJ : Les jeunes de Côte d’Ivoire saluent l’initiative
La mise en œuvre du Fonds d’appui aux organisations de jeunesse (FAOJ) suscite un large enthousiasme au sein des faîtières et associations de jeunesse de Côte d’Ivoire. Considéré comme une avancée majeure pour le financement, le renforcement des capacités et l’autonomisation des jeunes, ce mécanisme est salué par les acteurs du secteur. Tout en exprimant leur satisfaction, ils plaident pour une gestion transparente, un accès équitable aux ressources, un accompagnement accru des organisations et un suivi rigoureux des projets afin de maximiser l’impact du fonds sur le développement des communautés.
AGBA Marcelle (Présidente FIS) :
« La FIS apprécie particulièrement la mise en œuvre du FAOJ, qui constitue une initiative importante pour renforcer la participation des jeunes, soutenir les activités des organisations de jeunesse et favoriser leur contribution aux objectifs de développement. Nous saluons également les possibilités qui sont offertes aux organisations de développer des initiatives concrètes au bénéfice des jeunes et des communautés. Nous estimons toutefois que la visibilité du mécanisme, l’accessibilité aux financements, l’accompagnement des organisations dans le montage des projets et le suivi de leur mise en œuvre pourraient encore être renforcés afin de permettre à davantage d’organisations de jeunesse d’en bénéficier. La FIS souhaite que le FAOJ puisse devenir davantage un mécanisme durable d’accompagnement et de financement des organisations de jeunesse, avec des procédures accessibles, transparentes et adaptées aux réalités des organisations de terrain. Nous souhaitons un renforcement de l’information et de la communication autour des opportunités offertes par le FAOJ, un accompagnement des organisations dans la conception, la soumission et la gestion des projets et un accès plus large et équitable aux financements, notamment pour les initiatives ayant un fort impact sur les jeunes et les communautés. En résumé, nous souhaitons que le FAOJ ne soit pas seulement un mécanisme de financement d’activités, mais également un véritable outil de renforcement des capacités et de développement durable des organisations de jeunesse en Côte d’Ivoire ».
Konaté Ben-Aziz (président de la Fédération des Jeunes Entrepreneurs de Côte d’Ivoire) :
« Il serait judicieux de mettre à disposition un tableau de bord de fonctionnement »
Lakoun Richard (Président FENUJECI) :
« Ce fonds est une avancée historique dans l’évolution des organisations de la société civile et surtout de la jeunesse. Nous avons des attentes. Notamment garantir un accès équitable aux guichets du FAOJ pour l’ensemble des Unions de jeunesse communale à travers le pays, dans les zones rurales, via le Plan stratégique du bureau exécutif national. Il faut permettre aux initiatives d’envergure de la faîtière (entrepreneuriat vert, transition numérique) de prétendre aux tranches de financement de 3 à 50 millions de FCFA. Il faut, par ailleurs instaurer, un cadre de collaboration institutionnelle et consultative entre la FENUJECI et les organes de gestion du FAOJ. Les Unions de jeunesse saluent notre ministre de tutelle, M. Touré Mamadou, pour son engagement.
Mme Khady Cissé (président FEMAJECI) :
« Nous accueillons avec beaucoup de satisfaction et d’espoir la mise en place du Fonds d’appui aux organisations de jeunesse. C’est une initiative importante qui témoigne de la volonté des autorités de reconnaître le rôle essentiel des organisations de jeunesse dans le développement de notre pays. Pour nous, ce fonds représente bien plus qu’un soutien financier. C’est une opportunité de renforcer nos capacités, de concrétiser nos projets et surtout d’amplifier notre impact auprès des communautés. Investir dans les organisations de jeunesse, c’est investir dans l’avenir de la Côte d’Ivoire. Notre souhait est que ce fonds permette aux associations de passer des idées aux actions concrètes, avec des résultats visibles sur le terrain. Nous souhaitons que ce fonds permette aux organisations de jeunesse, même celles disposant de moyens limités, de bénéficier de cet accompagnement, de garantir des critères de sélection clairs et une répartition équitable des ressources et d’aller au-delà du financement en proposant des formations, du mentorat et un suivi des projets »
DJIKE OLIVIER (Président de la fédération Leolagrange) :
« De toute évidence, cette approche vient combler un vide. Notamment pour les associations de jeunesse qui œuvrent dans le développement communautaire et l'éducation populaire. Sans se focaliser sur l'aide individuelle, cette approche permettra par des projets d'éducation dans le changement de mentalité donc des choix de vie de rendre les jeunes plus autonomes dans la prise en charge de leur destin. Aux jeunes, il ne faut pas leur tracer un chemin mais leur ouvrir toutes les voies. Je souhaite que les associations crédibles ayant montré leur engagement auprès des jeunes sur tout le territoire national et ayant un dispositif humain dans tout le pays et une bonne expérience dans la prise en charge des jeunes aient une attention particulière. Que les fonds soient conséquents pour les projets à grande échelle pour un impact plus visibles »
AKIAPO NICOLE (FISF) :
« Le FAOJ est une très bonne initiative du gouvernement et est une concrétisation des résolutions prises lors des consultations nationales de jeunesse pour aider à l’autonomisation financière des organisations de jeunesse et à la création des activités génératrice de revenus par le financement des projets. Nous félicitons le gouvernement et sommes satisfaits de l’intérêt qu’il porte à la cause des jeunes. La Fédération ivoirienne du scoutisme féminin espère pouvoir bénéficier de ces fonds pour la réalisation de ses projets et également une totale transparence et impartialité dans la sélection. Enfin, qu’il y ait un suivi rigoureux dans la réalisation des projets. »
Propos recueillis par EK


