Ouattara travaille pour vous - Opération d'affichage des prix plafonnés : Quand le gouvernement réaffirme sa détermination à protéger le pouvoir d'achat des populations
La lutte contre la vie chère demeure une préoccupation majeure du gouvernement. Plusieurs actions sont ainsi menées en faveur des populations avec pour objectif de préserver leur pouvoir ’achat et d’éviter que les commerçants ne fixent les prix à leur convenance. C’est tout le sens de l’opération d’affichage des prix dont la campagne 2026 a été lancée le jeudi 30 juillet 2026 à Marcory.
En Côte d’Ivoire, bien que le pays applique une politique libérale, les commerçants ne sont pas libres de fixer les prix de certaines denrées alimentaires « à la tête du client ». Une obligation leur est faite de respecter les prix maximums fixés par décret pour des produits de grande consommation tels que le riz, le sucre, l’huile de table, la tomate concentrée ou les pâtes alimentaires. L’objectif est de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et de limiter les hausses arbitraires. L’affichage des prix plafonnés constitue donc une mesure clé de la lutte contre la vie chère, combinant information, contrôle et sanction pour garantir un accès équitable aux produits de première nécessité.
Dans ce cadre, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, à travers le Conseil national de lutte contre la vie chère (CNLVC), a lancé l’opération nationale d’affichage des prix plafonnés jeudi dernier. « Le gouvernement a adopté plusieurs mesures pour soutenir le pouvoir d’achat des populations, dont le plafonnement des produits tels que le riz, le sucre, l’huile, la tomate concentrée, les pâtes alimentaires ou la baguette de pain. Nous sommes ici pour lancer l’opération nationale d’affichage des prix plafonnés afin de permettre aux populations d’accéder à ces biens à des prix abordables », a déclaré la secrétaire exécutive du CNLVC, Dr Ranie-Didice Bah-Koné.
Selon elle, l’opération vise à informer les populations, les commerçants et les opérateurs économiques afin que les prix concernés soient effectivement appliqués. Cette initiative traduit la volonté des autorités de protéger les ménages contre la hausse du coût de la vie et de garantir un accès équitable aux produits essentiels. Elle permettra aux consommateurs de connaître les prix officiels, d’acheter en toute confiance et de contribuer au respect de la réglementation. Dr Bah-Koné a invité les consommateurs à vérifier systématiquement les prix affichés et à signaler tout manquement au 1343, numéro vert gratuit du ministère. « Défendez votre pouvoir d’achat, refusez de payer plus cher », a-t-elle exhorté.
La BCR pour rappeler les contrevenants à l’ordre
Entité opérationnelle mise en place par le gouvernement, la BCR (Brigade de contrôle rapide) est chargée de contrôler sur le terrain que les prix des produits réglementés respectent les plafonds fixés. Elle sanctionne les commerçants en cas de non-respect, par la saisie de marchandises et des amendes allant de 100 000 à 2 millions FCFA. Dotée de 400 motos, 7 véhicules 4x4, 15 ordinateurs et 300 smartphones, elle dispose des moyens nécessaires pour intervenir sur tout le territoire, y compris dans les zones reculées.
Une mission de contrôle inopinée a été menée le 31 juillet 2025 dans plusieurs communes d’Abidjan, notamment à Yopougon, Cocody et Koumassi après des alertes de consommateurs.
Sur le terrain, l’équipe conduite par l’inspectrice Diabaté Hassan Mariam, commandant en second de la BCR, a relevé plusieurs manquements, notamment l’absence d’affichage des prix ainsi que des pratiques de tarification jugées illicites.
''Nous avons reçu depuis plusieurs jours des alertes concernant l’affichage des prix des produits. Une fois sur les lieux, nous avons constaté que les prix ne sont effectivement pas affichés '', a-t-elle déclaré. Dans certains cas, les agents ont procédé à des saisies en raison d’infractions liées aux prix pratiqués.
Un exemple significatif relevé était celui du sucre préemballé vendu à 900 FCFA au lieu des prix réglementaires fixés à 875 FCFA pour le sucre blanc et 825 FCFA pour le sucre roux. ''Dans un tel cas, un procès-verbal a été dressé. Pour le défaut d’affichage, une convocation a été remise au commerçant concerné, qui devra se présenter dans nos locaux à Cocody Vallon '', a-t-elle expliqué.
Le commandant en second a rappelé que l’amende pour pratique de prix illicite varie entre 100 000 et 50 millions FCFA, tandis que celle pour défaut d’affichage va de 100 000 à 5 millions FCFA. Depuis le début de l’année 2025, la BCR a mené près de 200 missions et reçu entre 200 et 300 alertes citoyennes. « L’article 25 de l’ordonnance n°2013-662 du 20 septembre 2013 impose à tout vendeur ou prestataire de services d’informer clairement le consommateur du prix par étiquetage, affichage ou marquage », a-t-elle éclairé, invitant la population à signaler tout manquement via le numéro gratuit 1343 ou l’application Contrôle citoyen.
Thiery Latt


