Alassane Ouattara : Cette candidature qui sauve la Côte d’Ivoire

Le ballet des candidats à la candidature, qui a théoriquement débuté le 26 juillet dernier au siège de la Commission électorale indépendante à Cocody, va sans doute connaitre son moment le plus intense aujourd’hui même, avec l’entrée en scène de la troupe assurément la mieux préparée et potentiellement la plus performante de la compétition présidentielle du 25 octobre 2025. Il s’agit, vous l’aurez deviné, de l’équipe du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, avec à sa tête son charismatique président, Alassane Ouattara.
Certes, le chef de file des Houphouëtistes avait déjà donné le ton, le mardi 25 juillet dernier, en répondant favorablement à l’appel lancé depuis plusieurs mois par ses partisans lui demandant de prendre les devants de la farandole du RHDP : « Après mûres réflexions et en toute conscience, j’ai décidé d’être candidat. Oui, je suis candidat parce que la Constitution me l’autorise, parce que ma santé me le permet, et parce que notre pays fait face à des défis majeurs qui exigent expérience et responsabilité », avait-il déclaré ce jour-là, citant parmi ces défis, la menace terroriste dans la sous-région, les incertitudes économiques mondiales, et les pressions sur la stabilité monétaire. Mais, c’est véritablement ce mardi 26 aout 2025, date butoir du dépôt des dossiers de candidature, que le plus officiellement du monde, le parti au pouvoir remettra le brassard de capitaine à ADO et l’autorisera à conduire son équipe à la victoire finale.
Un acte cohérent, logique et salvateur
Entre les premières heures de cette journée du mardi donc – jusqu’à 13 heures au plus tard –, par le dépôt des dossiers de sa candidature, l’ancien DGA du FMI confirmera son « OUI » à sa participation effective au scrutin présidentiel prochain. Il s’engagera du coup à mettre ses troupes en ordre de bataille afin que ces derniers travaillent à convaincre ses compatriotes à réinvestir en lui leur capital de confiance en lui assurant une victoire sans ambages, au soir du 25 octobre. La question est maintenant de savoir si les militants du RHDP, mais aussi les nombreux Ivoiriens « qui ont des yeux pour voir », vont transformer l’essai de cette aspiration profonde en réalité tangible en réélisant effectivement, sans coup férir, l’actuel chef de l’Etat, qui brigue ainsi son deuxième mandat d’une troisième République qui a remis les compteurs de la précédente à zéro.
S’ils le font – du reste beaucoup d’observateurs de notre scène politique pensent que le contraire de cette hypothèse relève de l’impossible –, les Ivoiriens n’auraient pas tort. Tant le descendant de l'empereur Sékou Oumar Ouattara aura alors largement mérité la foi ainsi renouvelée de ses compatriotes en un homme exceptionnel. Alassane Ouattara réélu président de la République, ce serait en effet l’acte le plus cohérent et le plus logique qu’auraient posé les contemporains de ces quinze dernières années d’un pays presqu’à l’article de la mort et littéralement ressuscité sous l’extraordinaire magistère de l’illustre dirigeant. Pourquoi ?
Un président en confiance, fort de son bilan
D’abord parce que, Alassane Ouattara, tout le monde (y compris même ses adversaires les plus farouches) s’accorde à reconnaitre – il est vrai sous cape pour beaucoup, quoique Laurent Gbagbo l’ait lui-même récemment confessé à Yopougon – qu’il reste le Président de la République ivoirien qui a le plus procuré de la tranquillité, de la joie, du bien-être et donc de la fierté à ses concitoyens. Car, hormis les années Houphouët-Boigny qui ont révélé une Côte d’Ivoire audacieuse, qui s’est démarquée des autres nations africaines, au lendemain des indépendances, par la clairvoyance de son chef historique en réalisant le fameux « miracle ivoirien », Alassane Ouattara demeure incontestablement le chef d’Etat ivoirien qui a, à la suite du père de la Nation, le plus travaillé à faire avancer son pays.
En seulement quatorze ans de gouvernance, ce passionné de la Côte d’Ivoire a accumulé infiniment plus d’acquis que tous ses prédécesseurs (post-Houphouët-Boigny bien sûr) réunis. Au plan économique, roi incontesté des infrastructures socioéconomiques, il a assuré une stabilité macroéconomique presqu’inédite dans la sous-région ouest-africaine. Il a fait de la Côte d’Ivoire un pôle important d’attractivité pour les investisseurs. L’ancien patron de la BCEAO est en outre notoirement reconnu pour être le recordman des réformes sociales, à travers de nombreux programmes d’emploi jeunes, de la véritable mise en route de la couverture maladie universelle, de l’amélioration significative des services publics. Le numéro un ivoirien n’est-il pas en passe de boucler la boucle de l’électrification en Côte d’Ivoire par un 100% de couverture nationale annoncé d’ici la fin de cette année ? L’adduction en eau potable ne demeure-t-elle pas l’une des plus importantes en Afrique subsaharienne ? L’unique Premier ministre d’Houphouët-Boigny n’est-il pas l’homme qui a doté la Côte d’Ivoire de plus d’écoles primaires, de collèges, de lycées et d’universités en l’espace de quatorze ans ? Alassane Ouattara n’est-il pas le Président qui s’est le plus préoccupé du monde paysan en revalorisant le prix d’achat de leurs productions agricoles, notamment le café, le cacao, l’anacarde dont les prix bord-champ caracolent à la tête des productions mondiales ? N’est-ce-pas lui qui a redonné leur dignité aux fonctionnaires ivoiriens en augmentant leurs salaires bloqués pendant près de deux décennies, se payant même le luxe de leur octroyer une prime exceptionnelle, elle-même bonifiée il y a quelques semaines à la veille des festivités marquant le 65ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance ?
Une politique sécuritaire hardie
Mais par-dessus tout, n’est-ce-pas le fils de Nabintou Cissé qui, face à la menace terroriste qui plane sur toute une région du continent africain, et dont certains pays sont régulièrement écharpés par des groupes djihadistes endeuillant de très nombreuses familles, a mis en place une politique sécuritaire des plus hardie et des plus solide épargnant ses compatriotes des affres de ce fléau, véritable frein au développement de ces pays ? Un verrou sécuritaire qui en fait un État plus stable, avec des forces de défense disciplinées et restructurées, qui font rêver – et que jalousent malheureusement – bien de pays voisins.
Dans un continent africain en proie à toutes sortes de déséquilibres et menaces existentielles, Alassane Ouattara, qui a fait de la Côte d’Ivoire une destination prisée et respectée, grâce à un climat des affaires quasi-printanier et une contrée où il fait bon vivre, est-il un dirigeant dont on songe aussi facilement à se priver à la moindre incartade électorale ? Cet homme pondéré, serein, lucide, qui incarne si somptueusement une stabilité institutionnelle et économique tangible d’un pays en progrès constant, peut-il faire la place, alors que rien ne l’y oblige, à des aventuriers sans programme de gouvernement ni projet de société crédible ?
La question est depuis quelque temps au centre des débats en Côte d’Ivoire, où une opposition sans vision réelle, telle que le continent sait en regorger, veut par des contorsions juridico-politiciennes remettre en question le droit constitutionnel de cet homme, qui incarne si remarquablement la stabilité de son pays, à continuer à le servir. Surtout quand l’écrasante majorité du peuple le réclame à cor et à cris.
Aujourd’hui, le « Oui » officiel d’Alassane Ouattara en vue de briguer un ultime mandat fera, pour sûr, écho à l’attente des millions de ses compatriotes. Ce sera une réponse salvatrice dans un contexte où le pays d’Houphouët-Boigny est à la croisée des chemins et, si les Ivoiriens n’y prennent garde, à la merci de prédateurs véreux qui veulent faire ripaille d’un trésor qu’il faut pourtant continuer à fructifier davantage. Le « OUI » officiel de Ouattara aujourd’hui est donc un « OUI » qui rassure, qui protège, qui sauve. Ce « OUI » dépasse la politique partisane d’un RHDP conscient de préserver la Côte d’Ivoire : il s’auréole d’un rôle presque providentiel.
KORE EMMANUEL