Koffikro : Aka Aouélé invite les planteurs de palmier à huile à se tourner vers la transformation et l’agro-industrie
A Koffikro, dans le département d’Aboisso, le Collectif des planteurs de palmier à huile de Toumanguié (CPPHT) était en fête samedi 29 août 2026 dans le cadre de la « La fête du planteur ». Patron de la cérémonie, Dr Eugène Aka Aouélé a salué l’initiative et rendu hommage au travail des producteurs. Il les a encouragés à envisager l’avenir de la filière au-delà de la seule production agricole. « Nous devons de plus en plus penser agro-industrie », a-t-il conseillé. Pour lui, la transformation constitue une voie importante pour accroître la valeur ajoutée des produits agricoles et améliorer les revenus des producteurs. Il a ainsi invité les planteurs à réfléchir à leur participation dans les activités de transformation et à diversifier leurs investissements. Selon lui, une plus grande implication des producteurs dans la transformation pourrait également favoriser la création d’emplois pour les jeunes et contribuer au développement économique des zones rurales.
Au cours de la cérémonie une cinquantaine de planteurs ont reçu des diplômes d’honneur en reconnaissance de leur contribution au développement de la filière palmier à huile. Et, les producteurs ont profité de la présence des responsables de la filière pour exposer leurs préoccupations. En leurs noms, Sylla Moussa a porté plusieurs doléances. Les planteurs demandent notamment une baisse du prix de la graine germée, jugé trop élevé pour de nombreux exploitants. La question du prix des régimes en période de mévente a également été soulevée. Les producteurs souhaitent la mise en place d’un mécanisme plus protecteur afin que les fluctuations du marché ne réduisent pas excessivement les revenus tirés de leur travail.
Face aux préoccupations exprimées, le président de la Fédération nationale des coopératives des producteurs agricoles de Côte d’Ivoire (FENACOPACI), Constantin Kouassi, a apporté plusieurs éléments de réponse. Il a indiqué que des démarches ont été entreprises auprès des ministères concernés afin d’attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées par les producteurs. Sur la question de la graine germée, il a révélé que des discussions ont été engagées avec le Centre national de recherche agronomique (CNRA) en vue d’une révision à la baisse du prix actuellement vendue à 700 francs CFA l’unité. Concernant les engrais, Constantin Kouassi a rappelé l’existence d’un mécanisme de subvention.
Lacina Ouattara


