La Parole à… Salif Bictogo (Président de la Ligue professionnelle de football) : "Avec nos forces, nous croyons pouvoir aller plus loin"
Présent à Marrakech pour la CAN 2025, le président de la Ligue professionnelle et vice-président de la FIF, Salif Bictogo, livre son analyse sur la compétition.
Le Patriote : Quelle lecture faites-vous du premier tour et des huitièmes ?
Salif Bictogo : Le premier tour a confirmé la présence des grandes nations. En quarts, la sélection s’est resserrée : les plus solides ont franchi l’étape. Beaucoup misaient sur la Tunisie, mais c’est le Mali qui s’est imposé. Certains matchs ont été très engagés, d’autres moins. Le public, comparé à 2024, n’a pas été aussi présent, peut-être à cause du froid qui a atténué l’ambiance festive. Mais sur le terrain, les joueurs ont donné le meilleur. Désormais, la compétition entre dans une phase où la concentration est capitale : pour atteindre l’objectif, il faut battre tous les adversaires.
LP : Le derby Côte d’Ivoire–Burkina Faso a suscité beaucoup d’attente.
SB : C’était une rencontre entre pays frères. Dans les coulisses, on plaisantait sur un partage équitable, mais il fallait se qualifier. Le Burkina a changé de système pour contrer nos offensives, mais n’a pas tenu. La victoire est une étape, car nous affrontons maintenant l’Égypte, une grande nation respectée pour son palmarès. Nous abordons ce défi avec humilité.
LP : Certains estiment que ce match fut le plus abouti des Éléphants.
SB : Je considère que la rencontre contre le Cameroun a été plus révélatrice. Malgré un but refusé, nos jeunes ont montré engagement et culture tactique. Face au Burkina, nous avons rapidement pris l’ascendant, mais contre le Cameroun, c’était un combat équilibré. Le football exige de toujours dépasser ce qui a déjà été accompli.
LP : L’Égypte est souvent perçue comme la bête noire de la Côte d’Ivoire.
SB : Rien n’est jamais acquis. L’Égypte est favorite, mais sur un match, tout reste possible. Avec nos forces et par la grâce d’Allah, nous croyons pouvoir aller plus loin.
Par OG
