Salubrité : Amédé Koffi Kouakou mise sur le civisme des populations
À l'approche de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance de la Côte d’Ivoire, le gouvernement veut faire de la propreté une affaire de tous. À l'occasion du lancement de la 10ᵉ édition de la Semaine nationale de la propreté, jeudi 30 juillet à son cabinet, le ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a appelé les Ivoiriens à un sursaut civique afin de lutter durablement contre l'insalubrité.
Placée sous le thème « Engagement communautaire pour une Côte d'Ivoire propre », cette édition se veut un appel à la responsabilité individuelle et collective. Face aux journalistes et aux cyberactivistes réunis pour l'occasion, le ministre a souhaité un échange sans langue de bois, les invitant à devenir de véritables ambassadeurs de la salubrité auprès des populations.
« La propreté est la responsabilité de chacun d'entre nous », a insisté le ministre. Pour lui, la lutte contre l'insalubrité ne peut reposer uniquement sur l'action de l'État. « Les populations balaient et l'État ramasse », a-t-il résumé, rappelant que chaque citoyen doit d'abord maintenir propre son cadre de vie. Dans son intervention, Amédé Koffi Kouakou a déploré certains comportements qui compromettent les efforts des pouvoirs publics. « On ne balaie plus nos résidences ou alors on balaie et on jette les ordures dans les caniveaux », a-t-il regretté, dénonçant également les branchements illicites sur les canalisations, sources de dysfonctionnements des ouvrages d'assainissement et d'inondations.
Le ministre a exhorté les populations à adopter des gestes simples mais essentiels : ne pas jeter les déchets dans les rues ou les caniveaux, respecter les infrastructures d'assainissement et participer activement aux opérations de nettoyage. « Chacun doit balayer devant sa porte, quitte à ce que l'État vienne ensuite ramasser les déchets », a-t-il martelé.
S'inspirant de la célèbre formule de l'ancien président américain John F. Kennedy, le ministre a invité les Ivoiriens à changer de perspective. Plutôt que de s'interroger sur ce que l'État peut faire pour eux, chacun devrait se demander ce qu'il peut faire pour rendre son environnement et son pays plus propres.
Le lancement de cette 10ᵉ édition est prévue le dimanche 2 août à Yopougon, avec la participation des autorités, des organisations communautaires et des populations. L'objectif est de faire de cette mobilisation un symbole de l'engagement collectif en faveur d'un cadre de vie sain. « Je compte sur le civisme de chacun », a conclu Amédé Koffi Kouakou, convaincu que la bataille contre l'insalubrité ne sera gagnée que lorsque chaque citoyen fera de la propreté un réflexe quotidien. « Si nous voulons vivre en bonne santé, il nous revient de veiller à rendre notre environnement propre », a-t-il insisté.
Rahoul Sainfort


