Conseil régional du Haut-Sassandra : Mamadou Touré présente son bilan devant les ressortissants de la région établis en France
Trois ans déjà que Mamadou Touré et son équipe ont été élus à la tête du conseil régional du Haut-Sassandra. Le bilan de ces trois années a été présenté samedi dernier à Paris devant les ressortissants de la région établis en France. « Sur la période 2023-2026, ce sont 12,24 milliards FCFA de marchés qui ont été engagés dans sept secteurs, pour un taux d'exécution de 90,3 %. L'éducation en concentre la plus grande part (27,6 %, soit 3,38 milliards FCFA), devant l'hydraulique (2 milliards), l'électrification (1,76 milliard), la santé (1,41 milliard), l'administration (1,4 milliard), les routes (1,39 milliard) et la sécurité (906 millions). Le budget d'investissement annuel est ainsi passé de 2,28 milliards FCFA en 2023 à 6,02 milliards FCFA en 2026, portant sa part dans le budget global de 64 % à 77 %. Sur la même période, l'encours de la dette héritée a été ramené à 190,3 millions FCFA, avec un objectif de 59,2 millions FCFA en 2027, soit 14,6 % de son niveau de 2023 », a fait savoir Mamadou Touré.
Ces investissements, a-t-il souligné, ont permis de construire ou réhabiliter 336 salles de classe, d’offrir 24 700 tables-bancs et de reprofiler 425 km de routes. Il a ajouté que sa politique a permis d’installer 101 forages à pompe solaire, d’électrifier 19 localités, de construire sept centres de santé, d’offrir 23 ambulances, sans oublier la construction du district de police à Daloa et sept brigades de gendarmerie.
« Le nouveau siège du conseil régional à Daloa a représenté un investissement de 899,6 millions FCFA. S’y ajoutent 611,95 millions FCFA d'actions sociales engagées depuis 2024 », a égrené le président du conseil régional du Haut Sassandra.
Mamadou Touré a également détaillé l'intervention de l'État dans le Haut-Sassandra. Il a indiqué que 36 644 jeunes ont été pris en charge entre 2020 et août 2026 (dont 52 % de femmes) pour 14,92 milliards FCFA, 84 écoles primaires et 478 salles de classe en construction, un nouveau grand marché à Daloa, un marché de gros à Zépréguhé, une deuxième zone industrielle de 946 hectares et la rénovation de l'aéroport de Daloa.
Le ministre a néanmoins reconnu que certains équipements restent sous-exploités, plusieurs d'entre eux étant « inaugurés mais non fonctionnels, faute d'eau, d'électricité ou d'entretien ».
Les quatre axes de mobilisation de la diaspora
Devant l'assistance parisienne, Mamadou Touré a proposé quatre axes de mobilisation de la diaspora à savoir la coopération décentralisée, à l'image du partenariat noué entre Saïoua et la ville de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) ; l'investissement productif dans l'agriculture, la transformation, la pisciculture et le commerce de gros ; le transfert de compétences par des missions d'expertise et le parrainage de jeunes entrepreneurs ; et le mécénat ciblé pour l'équipement des infrastructures déjà construites. Un point de contact unique sera désigné au sein du conseil régional pour instruire les propositions issues de cette rencontre.
Le président du conseil régional a par ailleurs annoncé la mise en place d'un dispositif de suivi des jeunes bénéficiaires de financements, portant sur le taux d'activité douze mois après l'appui, le taux de survie des micro-entreprises et le revenu moyen atteint. Les premiers résultats seront présentés lors d'une prochaine rencontre avec la diaspora.
Le ministre a tenu à souligner le caractère vérifiable des données présentées, « rapportés à une situation de départ connue : octobre 2023 ».
Mamadou Touré était accompagné par plusieurs élus de la région
Thiery Latt


