Grand-Bassam : Le MIRAH impose un blocus halieutique après de massives mortalités de poissons dans la lagune Ouladine

Des mesures pour protéger les populations. Suite aux mortalités massives de poissons, notamment des tilapias, signalées le 11 août 2025 dans la lagune Ouladine, à Grand-Bassam, le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a réagi avec célérité et fermeté en prenant une série de mesures conservatoires pour protéger la santé publique et l’environnement.
Ainsi, dans un communiqué, le ministère a formellement interdit la pêche et la consommation de tout poisson ou crustacé provenant des secteurs de Modeste et Gbamelé de la lagune Ouladine. Il a renforcé la surveillance environnementale et sanitaire dans la zone et mise en place une cellule de veille sanitaire pour la prise en charge des éventuels cas de troubles digestifs.
« Le ministère des Ressources animales et halieutiques exhorte les populations des villages de Modeste, Gbamelé, Mondoukou, Petit-paris, Azuretti, Moossou, Quartier France, Ebrah, Vitré 1, Vitré 2 et Grand-Bassam à respecter scrupuleusement ces consignes. Les habitants sont priés de se rendre au centre de santé le plus proche en cas de symptômes et de signaler toute situation anormale aux services vétérinaires », indique le communiqué.
Dès l'alerte, relève le communiqué, une équipe d'intervention, composée de représentants de la Direction Départementale du MIRAH de Grand-Bassam et de la Direction des Services Vétérinaires et de Bien-être Animal (DSVBA), a été déployée sur le terrain. Les investigations menées les 12 et 13 août ont confirmé la présence de nombreux poissons et crustacés morts.
L'enquête préliminaire a révélé plusieurs sources de contamination potentielles, notamment la présence d'une drague, de substances chimiques et de résidus de goudron, ainsi que des tuyaux d'évacuation orientés vers la lagune. Ces éléments suggèrent une contamination par des substances toxiques, ce qui a conduit les autorités à agir rapidement pour protéger la santé publique et l'environnement.
Une opération d'assainissement a déjà été menée pour enlever et détruire les poissons morts. « Le ministère continuera de surveiller la situation de près et tiendra la population informée de l'évolution et des résultats des analyses animales », rassure le communiqué.
Yves Kalou