Lutte contre l’orpaillage illégal : Le gouvernement met les bouchées doubles
Une réaction vigoureuse pour mettre fin à une activité illégale qui prend de plus en plus de l’ampleur. En effet, le gouvernement ivoirien a intensifié ses actions de représailles envers les orpailleurs illégaux qui pullulent dans de nombreuses régions du pays. Le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), composé d’éléments de la gendarmerie et des agents des Eaux et Forêts, a été très actif tout le mois d’août, preuve que le gouvernement a pris à bras le corps ce phénomène de plus en plus dénoncé.
Ainsi, que ce soit dans l’Indénié-Djuablin, dans le Moronou, dans le Gbôklê ou la Bagoué, les éléments de cette force ont été sans pitié pour ces hommes sans loi. Ainsi, durant 11 jours (16 au jeudi 27 août 2026), ces forces aidées par les unités territoriales et mobiles de la légion de gendarmerie d’Abengourou ont mené des actions dans la région de l’Indénié-Djuablin.
En attendant un bilan exhaustif, les résultats sont très encourageants. En effet, après avoir traqué vigoureusement ces ennemis de la nature et ces fossoyeurs de l’économie ivoirienne dans les localités Aniassué, Bebou, Ebilassokro, Ehuasso, N’Grakon-Ahinikro et Comoé-N’Danou , les forces de l’ordre en plus d’avoir arrêté trois orpailleurs illégaux présumés, ont détruit 109 dragues, 134 motopompes, 204 concasseurs, 200 dispositifs de lavage et bien d’autres matériels de travail.
Dans le Moronou, à Soubré–Buyo ainsi que dans la zone de Méagui, les équipes ont procédé à la neutralisation d’un important matériel d’exploitation illicite et interpellé des orpailleurs présumés. Une autre descente a permis de démanteler dans la forêt classée de Pyérhé (Dabakala) un site d’orpaillage. Ces résultats ont été enregistrés par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) et la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) du ministère des Eaux et Forêts.
Si la première unité est chargée de traquer les orpailleurs illégaux dans les villages et autres sites proches desdits villages, la seconde est chargée spécialement d’intervenir dans les forêts classées. C’est la preuve que le gouvernement ivoirien fait de ce dossier une priorité.
Une volonté politique réelle
La Côte d’Ivoire, on le voit, intensifie la lutte contre l’orpaillage clandestin. Lors du dernier Conseil national de sécurité (CNS), des recommandations fortes ont été faites au chef du gouvernement par le Président de la République. Le conseil a félicité le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage Illégal (GS-LOI), créé en 2021, pour les résultats significatifs enregistrés dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire.
En effet, le bilan de cette unité est à saluer. Car depuis 2021, ce sont 8 500 sites d’orpaillage illégal qui ont été déguerpis. 4 474 individus dont 65% d’étrangers ont été déférés devant la justice. 960 millions de francs CFA et environ 136 kilogrammes d’or ont été saisis, sans oublier la confiscation et la destruction de divers engins et matériels.
Le gouvernement fait donc sa part, les députés RHDP aussi. En tournée à l’intérieur du pays, ils ont lancé des messages de responsabilités. A Séguéla où il était récemment, Ibrahime Kuibiert Coulibaly, le tout nouveau président du Conseil d’État, a lui aussi invité ses parents à préserver leur environnement immédiat. Il revient à l’ensemble des Ivoiriens de jouer leur partition par le renseignement mais aussi et surtout en disant non à ce phénomène. En prenant l’exemple de la jeunesse du département de Toulepleu qui a mené, samedi 22 août 2026, une mission de sensibilisation auprès des occupants de plusieurs sites d’orpaillage illégal dans la commune de Toulepleu, afin de les exhorter à quitter ces lieux. C’est donc avec l’apport de tous que la Côte d’Ivoire viendra à bout de ce qui devient un véritable fléau avec de graves conséquences sur notre environnement immédiat.
Thiery Latt


