Financement des risques des catastrophes : Les pays appellent à des engagements concrets autour de la finance pré-arrangée

Financement des risques des catastrophes : Les pays appellent à des engagements concrets autour de la finance pré-arrangée
Les Etats africains ont appelé à des engagements financiers forts contre les chocs climatiques

Pour faire face aux chocs climatiques et catastrophes naturelles, la finance pré-arrangée se présente pour les pays africains comme la solution idéale en tant que mécanisme de financement des risques de catastrophes. A l’ouverture de l’atelier régional sur le financement des risques de catastrophes (1ère édition) qui se tient à l’hôtel Azalaï Abidjan du 2 au 4 février 2026, les pays ont appelé à des engagements forts autour la finance pré-arrangée.

Procédant à cette ouverture, le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly a indiqué que la finance pré-arrangée s’impose comme un tournant majeur face aux différents chocs climatiques. « Il s’agit d’un choix de gouvernance et d’efficacité qui permet de prévoir les risques, d’organiser à l’avance les instruments financiers nécessaires et de préparer les modalités de réponse opérationnelle, afin que les ressources puissent être mobilisées rapidement et de manière ciblée. La finance pré-arrangée n’est donc pas seulement une question d’assurance, c’est une architecture complète, qui combine la connaissance du risque, la stratégie de financement, la capacité de déclenchement rapide et la redevabilité », a-t-il expliqué.

A en croire Adama Coulibaly, il est urgent et indispensable pour les Etats de mettre en place une synergie d’action et une coopération opérationnelle et structurée avec tous les partenaires concernés. C’est pourquoi, il a salué la tenue de cette consultation de haut niveau dont les réflexions devront porter sur le renforcement de l’intégration du financement du risque dans la gouvernance budgétaire, et l’amélioration de l’articulation entre les mécanismes nationaux et les instruments régionaux. Mais également, sur la question de l’accélération du déclenchement et de l’acheminement de l’assistance, en cas de sinistre. « Soutenir la finance pré-arrangée, c’est soutenir la stabilité budgétaire, la protection sociale, la continuité des investissements publics et la résilience des communautés », a ajouté le ministre de l’Economie, soulignant que cela implique d’appuyer les systèmes de données, d’alerte et de modélisation ainsi que les mécanismes de réponse rapide.

 

Peu avant, le ministre Adama Coulibaly a réitéré l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques. « En accueillant le siège de l’African Risk Capacity (ARC), notre pays affirme l’attention particulière qu’il porte aux mécanismes de financement des risques de catastrophes, indispensables pour protéger nos populations, préserver nos investissements et renforcer la soutenabilité de nos finances publiques, face aux chocs climatiques », a-t-il fait savoir.

A noter que cet atelier régional est co-organisé par le Groupe African Risk Capacity, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), autour du thème « Renforcer l’articulation entre la résilience souveraine et communautaire – Intensifier les mécanismes de transfert de risques en Afrique. » Pendant ces trois jours, il permettra d’identifier et promouvoir des solutions concrètes permettant aux pays africains de mieux anticiper et faire face aux chocs climatiques et catastrophes naturelles dans le cadre du projet régional de gestion intégrée des risques climatiques.

 

Sogona Sidibé