Sécurité routière : Les véhicules administratifs en infraction désormais mis en fourrière

Sécurité routière : Les véhicules administratifs en infraction désormais mis en fourrière
Les véhicules dont les plaques sont masquées ou modifiées seront conduits en fourrière

La Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC) durcit le ton dans le cadre de la Stratégie nationale de sécurité routière. Après plusieurs campagnes de sensibilisation, elle a annoncé, dans un communiqué, que les véhicules administratifs ne seront plus épargnés en cas d’infraction. « Tout véhicule de l’État circulant avec une plaque masquée, modifiée ou non conforme sera saisi et conduit à la fourrière administrative du Bureau de gestion des véhicules administratifs (BGVA) », indique le communiqué.

Celui-ci insiste sur le principe d’exemplarité : les administrations doivent montrer l’exemple en matière de respect du code de la route. En sanctionnant les véhicules publics en infraction, l’État entend rappeler que la loi s’applique à tous, sans distinction entre particuliers et institutions. Cette mesure vise à renforcer la crédibilité des politiques de sécurité routière et à instaurer une culture de civisme.

Au-delà des véhicules administratifs, l’opération s’étend à l’ensemble des usagers. Les véhicules particuliers dont les plaques sont masquées ou modifiées seront conduits en fourrière, et leur restitution ne sera possible qu’après retrait du dispositif de dissimulation et paiement des amendes issues de la vidéo-verbalisation. Les propriétaires de véhicules privés non dédouanés sont, quant à eux, invités à poursuivre leur régularisation auprès de la DGTTC afin d’obtenir une immatriculation provisoire.

Ces contrôles s’inscrivent dans une volonté de garantir la sécurité de tous et de renforcer l’efficacité du Système de Transports Intelligent. Le directeur général appelle les usagers à respecter scrupuleusement le code de la route et à faire preuve de civisme, rappelant que la sécurité routière est une responsabilité partagée.

Yves Kalou