Coupe du Monde 2026 : Du stade Azteca au MetLife Stadium, la planète football s'apprête à vibrer comme jamais

Coupe du Monde 2026 : Du stade Azteca au MetLife Stadium, la planète football s'apprête à vibrer comme jamais
La grande fête du football débute demain (Ph DR)

Avant que le ballon ne roule, le spectacle, lui, a déjà commencé. Ce jeudi 11 juin, la « vraie » cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde 2026 se tient au stade Azteca de Mexico, 90 minutes avant le coup d'envoi du match inaugural opposant le Mexique à l'Afrique du Sud. Une enceinte mythique, chargée d'histoire, qui devient en 2026 le premier stade à accueillir trois éditions d'une Coupe du monde, après les Mondiaux 1970 et 1986.

 

Sur la scène du légendaire antre aux 80 000 places se succéderont Alejandro Fernandez, Belinda, Danny Ocean, J Balvin, Lila Downs, Los Angeles Azules, Mana et Tyla un plateau qui réunit Latin pop, cumbia, reggaeton et sonorités africaines, fidèle à l'ADN pluriculturel de cette édition. La fête ne s'arrête pas là : une deuxième cérémonie aura lieu au Canada, puis une troisième à Los Angeles au SoFi Stadium, avec Katy Perry, Future, Anitta, Lisa, Rema et Tyla.

Quant à l'hymne officiel de la compétition, c'est la Colombienne Shakira qui signe "Dai Dai", en collaboration avec le géant nigérian de l'afrobeats Burna Boy — un mélange de rythmes caribéens, de pop latine et d'afrobeats, pensé pour les stades et les fan zones. Avec ce titre, Shakira devient la seule artiste de l'histoire à figurer sur des chansons liées à quatre éditions différentes de la Coupe du monde. Pour la composition, elle s'est associée à Ed Sheeran, qui a co-écrit le titre — un rêve pour lui, comme il l'a lui-même déclaré. En apothéose, Madonna, Shakira et BTS assureront le show de la mi-temps de la finale, le 19 juillet au MetLife Stadium, sous la direction de Chris Martin de Coldplay.

 

Cette gigantesque fête du ballon rond est portée par la vision de Gianni Infantino : une compétition à 48 nations, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, pensée pour minimiser les coûts, maximiser l'impact économique et transformer une région entière par la magie du football. Au total, 104 matches seront disputés, avec un tour supplémentaire à élimination directe, du 11 juin au 19 juillet. La cérémonie d'ouverture, prévue à 19h GMT, lance officiellement cette édition historique.

 

Les 48 sélections, un kaléidoscope de stars

Pour la première fois de l'histoire, 48 nations peuplent le tableau. Six confédérations, des continents entiers représentés comme jamais auparavant. Et dans ce foisonnement, chaque sélection ou presque embarque ses propres armes de destruction massive.

Kylian Mbappé, champion du monde 2018, finaliste 2022 et auteur d'un triplé en finale au Qatar, arrive en Amérique du Nord avec un statut unique. Le capitaine des Bleus reste le danger numéro un du tournoi, soutenu par Griezmann, Tchouaméni, Saliba et les jeunes Zaïre-Emery et Barcola. En face, Vinícius Jr, leader offensif de la Seleção, aborde cette Coupe du monde dans la peau de l'un des joueurs les plus dangereux du tournoi, sous les ordres de son nouveau sélectionneur Carlo Ancelotti. L'Angleterre, elle, mise sur Jude Bellingham, 22 ans, devenu le leader de la génération dorée des Three Lions, capable d'organiser le jeu, de marquer et d'être décisif dans les grands rendez-vous, aux côtés du métronome Harry Kane. L'Allemagne s'appuie sur les virtuoses Florian Wirtz et Jamal Musiala, quand le Portugal peut encore compter sur Cristiano Ronaldo, 41 ans, qui dispute probablement son dernier Mondial et veut marquer l'histoire. L'Argentine de Messi, tenant du titre, est attendue au tournant. Le septuple Ballon d'Or sait que ce sera son chant du cygne.

Du côté des outsiders, la Norvège d'Erling Haaland et Martin Ødegaard figure parmi les équipes les plus redoutables, tandis que la Belgique de Kevin De Bruyne, dont le talent pour faire basculer un match reste intact, et la vitesse de Jérémy Doku conservent leur efficacité. L'Espagne tenante du titre européen est grande favorite, armée jusqu'aux dents.

 

 

Les pépites qui vont éblouir la planète

Ce Mondial sera aussi celui d'une nouvelle génération. Lamine Yamal, 18 ans, le prodige du Barça, sera à suivre de très près en Espagne, lui qui a déjà remporté l'Euro 2024 à 16 ans. Désiré Doué et Rayan Cherki chez les Bleus représentent la relève avec un talent ravageur. Antonio Nusa, le Norvégien de 19 ans, devrait lui aussi avoir des choses à dire sur ce Mondial. Sans oublier Endrick au Brésil, Pedri et Yamal en Espagne, ou encore les pépites africaines capables de créer la surprise à chaque tour.

 

Favoris, outsiders et trouble-fêtes

L'Espagne, la France, l'Angleterre, l'Argentine et le Brésil forment le peloton de tête des favoris. Derrière eux, la Norvège, le Portugal, l'Allemagne et les pays hôtes — les États-Unis en particulier — ont tous les atouts pour créer la sensation. Et puis il y a les trouble-fêtes : le Maroc, demi-finaliste en 2022, l'Uruguay de la vieja guardia revisitée, le Japon et ses pressing infernaux, sans oublier la Côte d'Ivoire, du groupe E, qui rêve d'aller loin dans un Mondial inédit.

La fête du ballon rond, comme disent ceux qui l'aiment de tout leur être, c'est précisément ça : l'imprévisible. Et 48 nations au rendez-vous, c'est 48 histoires qui s'écrivent. Du 11 juin au 19 juillet, l'Amérique du Nord sera le centre du monde. Et le ballon, lui, n'attend plus.

 

OUATTARA Gaoussou