Usage du gaz butane dans les taxis communaux : La traque contre les fraudeurs s’intensifie à Yamoussoukro
A Yamoussoukro, s’approvisionner en gaz butane est devenu un véritable casse-tête chinois. La raison, les agents du ministère des Mines, du Pétrole et de l'Energie ont durci le ton dans la lutte contre l’usage du gaz butane dans les taxis communaux. Depuis plusieurs jours, des équipes ont été déployées dans la capitale politique pour fermer les sites d’approvisionnement en gaz par les chauffeurs. Une décision saluée par certains habitants de la ville. « Le gaz butane est fait pour la cuisine. L'utiliser comme du carburant, c'est dangereux pour les passagers », fait savoir Tanoh Ange Désiré, enseignant à Yamoussoukro. Il dit être d’accord avec cette volonté de l’Etat de jouer la carte de la fermeté. « L’Etat doit prendre ses responsabilités en mettant fin à cette pratique qui fait de nombreux dégâts, causant souvent la mort », insiste-t-il. Commerçante, dame Akissi Hélène est du même avis. Elle se souvient avoir été témoin d’un incident survenu au centre-ville, lorsqu’un véhicule fonctionnant au gaz a pris feu devant un magasin de vente de bouteilles de gaz. L’incendie a été maîtrisé par de jeunes volontaires, avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, grâce à l’utilisation d’eau savonneuse.
Face à cette fermeté du ministère des Mines, du Pétrole et de l'Energie, les conducteurs des taxis communaux ont paralysé la capitale politique par une grève. Ils ont ainsi donné un coup d’arrêt aux mouvements des populations. Élèves, commerçants, artisans… étaient livrés à eux-mêmes au bord des rues, sans aucun moyen de locomotion. Dame N'Guessan Anne-Marie, vendeuse de légumes, habitantau quartier Kokrenou, nous a confié qu'elle a dû parcourir environ 5 kilomètres pour atteindre le grand marché. Sylla Barakissa, vendeuse de poisson au nouveau marché, route d'Oumé, déplore une grève qui, selon elle, n'a pas de sens.
Kouamé Wa
