Football-Coupe de la Confédération (1ère journée) : L’ASEC Mimosas veut bien relancer sa saison face à l’ASC Jaraaf de Dakar

Ce mercredi 27 novembre, l’ASEC Mimosas fera son entrée en phase de poules de la Coupe de la Confédération, accueillant à domicile l'ASC Jaraaf de Dakar (Sénégal) au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan. Cet affrontement qui entre dans le cadre de la 1ère journée de la poule C, est particulièrement attendu, avec une formation jaune et noir qui peine en Ligue 1 ivoirienne. Mais l'entraîneur Julien Chevalier reste tout de même optimisme, à la veille de cette opposition. En conférence de presse, il partage ses réflexions sur les enjeux de cette nouvelle aventure continentale, le moral de son équipe, et les attentes.
Interrogé sur l’état d’esprit dans lequel il aborde cette compétition, Chevalier révèle un mélange d'enthousiasme et de réalisme. Malgré un début de saison en demi-teinte, l’entraîneur insiste sur la distinction entre les prestations sur terrain et les résultats obtenus. "On a des débuts de match qui ne reflètent pas nécessairement nos compétences réelles", explique-t-il, soulignant la nécessité de transformer la performance en résultats concrets.
Concernant l'adversaire sénégalais, il ne cache pas son respect pour le potentiel de l'ASC Jaraaf, en particulier son bastion offensif très robuste. La stratégie de l’ASEC Mimosas s’articulera autour de la prudence, de l'humilité et d'une rigueur tactique, essentielle pour surmonter les défis que présentera l'équipe de Dakar. "Nous ne sommes pas les favoris automatiques", avertit Chevalier, en dépit des attentes élevées chez les supporters. Ce que conteste d’ailleurs Malick Daf, l’entraîneur sénégalais : « L’ASEC a une histoire, ça ne marche peut-être pas en championnat actuellement mais il ne faut pas se blaguer, l’ASEC Mimosas reste favori même si le Jaraaf ne vient pas en victime résignée ».
Chevalier met également en lumière le rôle crucial des joueurs expérimentés comme Zouzou Carlos et Folly Charles, essentiels pour épauler un effectif majoritairement novice en matière de compétitions africaines. Leur expérience sera déterminante pour stabiliser l'équipe dans les moments de doute et pour illustrer que, malgré les revers, persévérer peut mener à des retournements spectaculaires comme ceux vécus lors des dernières saisons.
D’ailleurs le capitaine de la formation ivoirienne ne cache pas son enthousiasme d’entamer cette aventure continentale qui « pourrait relancer notre saison ». Car, ajoute-t-il, ce sont deux compétitions distinctes avec deux motivations et deux enjeux différents.
Du côté du capitaine de Jaraaf, l’heure n’est pas aux amitiés mais à faire un résultat en terre ivoirienne même si l’adversaire reste un grand inconnu. « L’ASEC, tout le monde connait mais on ne sait rien d’autre de son effectif. Mais on va jouer notre football et espérer partir d’ici avec un bon résultat », déclare Makha Ben Ahmad Ba.
L'ASEC Mimosas s’apprête à démarrer cette nouvelle phase de la Coupe de la Confédération, tout en mettant, selon Chevalier, l'accent sur la construction de la confiance et l'exploitation de chaque opportunité. Habitués de la scène continentale ces dernières années (demi-finaliste de la Coupe de la Confédération 2023 et quart de finaliste de la Ligue des Champions 2024), les Mimos entrevoient une campagne prometteuse.
OUATTARA GAOUSSOU