Lutte contre la contrefaçon : Le CNLC saisit 200 motos d’une valeur de 100 millions FCFA à Duékoué

Lutte contre la contrefaçon : Le CNLC saisit 200 motos d’une valeur de 100 millions FCFA à Duékoué

Le Comité National de Lutte contre la Contrefaçon (CNLC) a porté un coup dur à un réseau de distribution d’engins motorisés illicites. Le mercredi 4 février 2026, une opération menée par les agents du CNLC, avec l’appui des éléments de la gendarmerie nationale à Duékoué, a permis l’interception d’un camion transportant 200 motos de contrefaçon, pour une valeur marchande estimée à 100 millions de FCFA.

Cette action, conduite par Mme Geneviève Diakité, coordonnatrice du CNLC, s’inscrit dans le cadre de la mission régalienne de protection de l’économie nationale et des consommateurs, assignée à cette structure placée sous la tutelle du ministère du Commerce.

Selon les informations recueillies, cette saisie est le résultat d’une investigation minutieuse déclenchée suite à une plainte déposée par une entreprise locale. Confrontée à une baisse inexpliquée de son chiffre d’affaires, cette dernière avait saisi les autorités compétentes afin de dénoncer l’introduction sur le marché de produits frauduleux usurpant sa marque.

Grâce à un dispositif de renseignement efficace, le camion suspect a été identifié sur l’axe Bouaké-Grand Ouest. Après interception et vérification, les soupçons ont été confirmés. Les engins transportés étaient bel et bien des motos contrefaites, reproduisant illégalement les caractéristiques d’une marque officiellement déposée en Côte d’Ivoire.

Les enquêtes ont également révélé que ces motos étaient acheminées sous forme de pièces détachées, destinées à être assemblées localement avant leur mise en vente sur le marché. Une stratégie souvent utilisée par les réseaux frauduleux pour contourner les contrôles et faciliter l’écoulement de produits contrefaits.

Face à la gravité des faits, les autorités ont procédé à la saisie conservatoire de l’intégralité de la cargaison. Une mesure visant à retirer immédiatement du circuit commercial ces produits illicites, en attendant les suites judiciaires prévues par la réglementation en vigueur.

Le CNLC rappelle que la contrefaçon constitue un délit grave puni par la loi ivoirienne. Au-delà du manque à gagner important qu’elle engendre pour l’économie formelle et les entreprises légalement établies, cette pratique représente également un danger réel pour la sécurité des usagers de la route. Ces motos non certifiées, échappant aux normes de contrôle, exposent en effet les populations à des risques élevés.

 Par cette opération, le CNLC, sous l’impulsion de Mme Geneviève Diakité, réaffirme sa détermination à intensifier la lutte contre les réseaux de contrefaçon et à préserver l’intégrité du marché ivoirien.

 

Junior Oulai (Correspondant)