La Parole… Adjé Silas Metch : « Chaque match est une finale »
Le Patriote a rencontré au Maroc le ministre délégué des Sports et du Cadre de Vie, Adjé Silas Metch, venu galvaniser les Éléphants qualifiés pour le second tour de la CAN 2025.
Le Patriote : Les Éléphants, champions en 2015, n’ont pu passer le cap du 1er tour en 2017. Cette année, ils ont brisé la malédiction et s’offrent les huitièmes.
Adjé Silas Metch : Les années ne se ressemblent pas. En 2015, il y a eu un scénario, en 2025 c’est un autre. Les Éléphants savent qu’ils doivent défendre leur réputation et aller jusqu’au bout. Les Ivoiriens sont mobilisés, et même le Maroc nous soutient. Je remercie le peuple et les autorités marocaines pour l’organisation exemplaire de cette CAN.
LP : L’équipe vous inspire-t-elle confiance ?
ASM : Toutes les équipes se valent. Certaines veulent conquérir le trophée, d’autres le reconquérir. Contre le Gabon, nous avons connu des difficultés mais réalisé une belle remontada 3-2. L’entraîneur doit tirer les leçons pour bâtir une équipe conquérante. Chaque étape doit être abordée comme une finale : huitièmes, quarts, demi-finales et bien sûr la grande finale.
LP : Quel message adressez-vous aux Éléphants avant le match contre le Burkina Faso ?
ASM : Le message est clair. On ne joue pas avec sa réputation. Les adversaires veulent démystifier la Côte d’Ivoire, il faut rester vigilants et déterminés.
LP : Le stade était acquis à 95 % aux Éléphants contre le Gabon. Comment l’expliquez-vous ?
ASM : Cela reflète la qualité des relations entre la Côte d’Ivoire et le Maroc, depuis Houphouët-Boigny jusqu’au président Alassane Ouattara. Ici, nous sommes en terre amie, et cela nous a portés. Mais l’essentiel reste le travail des joueurs sur le terrain.
LP : Certains ont critiqué votre absence au début de la compétition. Que répondez-vous ?
ASM : J’étais engagé dans les législatives que j’ai remportées avec 71,18 %. Les moyens avaient déjà été mobilisés par le président Ouattara, véritable coach de la nation. Je suis désormais au Maroc pour apporter le soutien du gouvernement. Mais chacun a son rôle. Les joueurs jouent, les supporters encouragent, les autorités accompagnent. Ce n’est pas le ministre qui entre sur le terrain.
Zana Coulibaly à Marrakech
